Abidjan début du XXe siÚcle Abidjan début du XXe siÚcle

Origine de la ville d'Abidjan (CĂŽte d'Ivoire)

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Impératrice Taitu Bitul.
Source: angelfire.com Impératrice Taitu Bitul

Impératrice Taitu Bitul

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MONNAIE, SERVITUDE ET LIBERTÉ Ouvrage de JOSEPH TCHUNDJANG POUEMI Collection DJEHUTI 10 FCFA

Joseph Tchuindjang Pouemi L'homme qui découvrit l'arnaque ''FRANCS CFA''

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Jeux

Un tissu pagne Ă  gagner !!!!

																																																																																				Un tissu pagne Ă  gagner !!!!

Ce concours est ouvert du 01/12/2017 au 31/12/2017 Ă  23h59 GMT.

La femme est un maillon indispensable dans le foyer en Afrique. Son importance au quotidien n'est plus à démontrer, et ce, depuis la nuit des temps.

Ce jeu concours vous permettra de révéler au monde, vos talents de cuisinier hors paire.

Consignes du jeux:
* Publier au plus 20 images comportant:
- Les images pouvant permettre d'identifier clairement le candidat ou la candidate
- Les ingrédients rentrant dans la préparation du ou des mets
- Le processus de préparation et de cuisson du(ou des) met(s)
- Le résultat / la présentation du (ou des) met(s).

* Le candidat doit publier la recette de son repas, et la commenter si possible.

Cordialement

Le Royaume-Uni refuse le visa à des médecins universitaires tunisiens

Le Royaume-Uni refuse le visa à des médecins universitaires tunisiens

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Le docteur Mounir NaĂŻja a exprimĂ© l’indignation des mĂ©decins universitaires tunisiens Ă  travers un statut publiĂ©, ce vendredi 17 aoĂ»t 2018, du fait du refus de l’ambassade du Royaume-Uni Ă  Tunis de leur octroyer un visa.

 

Dr. NaĂŻja a prĂ©cisĂ© que ces universitaires se rendaient Ă  Glasgow pour participer au congrĂšs europĂ©en de mĂ©decine d’urgence qui se tiendra du 8 au 12 septembre 2018 Ă  la ville indiquĂ©e.

« Chacun d’eux n’avait pas moins de 6 travaux de recherche acceptĂ©s qu’ils devaient prĂ©senter au congrĂšs. La cause, exprimĂ©e par l’ambassade est le risque de non-retour vers le pays d’origine. C'est l’injustice mĂȘme c’est indignant, c’est rĂ©voltant et mĂȘme raciste. Sachant que ces universitaires ont une situation professionnelle et familiale stable prouvĂ©e par la multitude de papiers exigĂ©s pour l’obtention du visa ».

 

Le mĂ©decin ajoute : « Le Royaume-Uni est souverain dans le traitement et l’octroi des visas. Mais si c’est ça la nouvelle politique des Affaires Ă©trangĂšres du royaume, de bloquer l’élite universitaire, alors Monsieur le ministre de l’Enseignement supĂ©rieur, Monsieur le ministre de la SantĂ©, Monsieur le Premier ministre, veuillez nous organiser la coopĂ©ration avec d’autres pays qui nous respectent !»
Voici la publication du docteur Mounir NaĂŻja:
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Indignation des mĂ©decins universitaires Tunisiens. C’est une injustice monsieur l’Ambassadeur du Royaume Uni en Tunisie.

Alors qu'elles se faisaient une joie d’aller a Glasgow pour prĂ©senter devant leurs collĂšgues europĂ©ens, amĂ©ricains, africains, 
 le fruit de plusieurs annĂ©es de recherche scientifique en Tunisie , plusieurs mĂ©decins universitaires tunisiens ne peuvent plus dĂ©colĂ©rer du fait du refus de l’ambassade du royaume Uni Ă  Tunis de leurs octroyer un visa. Ces universitaire se rendaient Ă  Glasgow pour participer au congrĂšs europĂ©en de mĂ©decine d’urgence qui se tiendra du 8 au 12 septembre 2018 a la ville sus citĂ©e. Chacun d’eux n’avait pas moins de 6 travaux de recherche acceptĂ©s qu’ils aillent prĂ©senter au congrĂšs. La cause, exprimĂ©e par l’ambassade est le risque de non retour vers le pays d’origine. C'est l’injustice mĂȘme c’est indignant c’est rĂ©voltant et mĂȘme raciste. Sachant que ces universitaires ont une situation professionnelle et familiale stable prouvĂ©e par la multitude de papier exigĂ© pour l’obtention du visa.
C’est une affaire de dignitĂ©, quand on traite le mĂ©decin, l’enseignant, le chercheur, comme un simple « Harraque » , un sans papier
etc, ceci est grave et ne doit pas passer sous silence. Sous d’autres cieux, ça doit ĂȘtre considĂ©rer comme une affaire d’État.
Le Royaume Uni est souverain dans le traitement et l’octroi des visas. Mais si c’est ça la nouvelle politique des Affaires ÉtrangĂšres du royaume, de bloquer l’élite universitaire, alors Mr le ministre de l’enseignement supĂ©rieur, monsieur le ministre de la santĂ©, monsieur le premier ministre veuillez nous organiser la coopĂ©ration avec d’autres pays qui nous respectent. Je dirais alors : « messieurs les ambassadeurs des pays europĂ©ens (car ce n’est pas seulement cette ambassade qui agit de la sorte) cette maniĂšre de gĂ©rer les visas Ă©touffe l’élite Tunisienne sachez que nous ne cherchons pas Ă  quitter notre pays au contraire on est si fier d’ĂȘtre Tunisien et de rester travailler en Tunisie. Et nous feront de sorte grĂące a nos amis qui y participeront au congrĂšs de clamer si haut chaque que les noms des universitaires tunisiens sonnera et inviter Ă  prĂ©senter leurs travail : « ils sont absents car votre ambassade en Tunisie leurs a refusĂ© le VISA. Et ceci n’est pas Ă  votre gloire ni honneur monsieur l’ambassadeur.
Sachez aussi monsieur l’ambassadeur, que nos collĂšgues du comitĂ© d’organisation du congrĂšs europĂ©en sont aussi indignĂ©s que nous par votre dĂ©cision incomprĂ©hensible et injuste.

Dr Mounir NAIJA
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Dis-moi le wax que tu portes et je te dirai qui tu es

																								Dis-moi le wax que tu portes et je te dirai qui tu es

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Selon wikipedia, le wax (de l'anglais « wax » signifiant cire), également appelé « tissu africain », est un textile de coton ayant reçu sur les deux faces un cirage lui conférant des propriétés hydrophobes, technique inspirée de celle utilisée pour produire le batik javanais. Les cires utilisées sont colorées et forment des motifs qui varient à l'infini dans une recherche esthétique.

Le wax est trĂšs en vogue en Afrique subsaharienne, oĂč il sert Ă  confectionner de nombreux habits, dont les pagnes wax. Selon son origine, le wax est dit « hollandais », « anglais », « africain » ou « chinois ».
De cette définition disponible sur internet, nous retenons que les africains du sud du Sahara sont les plus demandeurs, les plus friands de ce textile coloré aux motifs variés.
Mais combien de pays, de cette zone produisent ce textile?
Et quelle part du marché ont-ils réussi à conquérir?
Une étude empirique sur nos marchés démontre que la part belle est faite au wax chinois, qui a l'avantage de proposer des prix à la portée des petites bourses.
Ceci nous amĂšne tout de mĂȘme Ă  nous interroger. Comment en sommes-nous arrivĂ©s Ă  avoir des textiles locaux plus chers que ceux d'outre-mer, importĂ©s de pays situĂ©s Ă  des milliers de kilomĂštres, taxĂ©s de droits d'entrĂ©e divers?
À propos du comportement du consommateur, les nantis ou les complexĂ©s prĂ©fĂšrent le wax venu d'Hollande.
Ça nous rappelle les rĂ©flexes de certains africains mal dĂ©colonisĂ©s qui pensent que tout ce qui vient d'Europe est meilleur. J'ai Ă©tĂ© sidĂ©rĂ©e d'entendre une certaine Ă©lite se vanter de ne porter que du wax hollandais. Ces africains qui se pavanent en wax hollandais savent-ils seulement qu'en Hollande, personne ne s'habille avec ce tissu?
C'est triste qu'Ă  qualitĂ© Ă©gale, les africains en gĂ©nĂ©ral prĂ©fĂšrent frimer parĂ©s du wax hollandais pourtant plus cher. Ils achĂštent tout bonnement la marque pour disent-ils se mettre au dessus de la mĂȘlĂ©e. Un vrai problĂšme de mentalitĂ© somme toute.

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La compagnie aérienne Air France méprise t-elle les clients qui prennent les vols vers l'Afrique?

												La compagnie aérienne  Air France méprise t-elle les clients qui prennent les vols vers l'Afrique?

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Nous avons tous reçu divers témoignages expliquant que les avions qui opÚrent les vols vers l'Afrique sont pour la plupart les plus usés de la compagnie. "De plus, bien souvent, les options de loisirs et l'équipement sont bien en deçà de ce que nous observons vers les autres continents" rouspÚtent les clients exaspérés.
Il en est de mĂȘme de l'interdiction d'utiliser pour voyager avec ce transporteur aĂ©rien, les sacs en fibre plastique (gbĂ©djigblĂ© dans la partie mĂ©ridionale du BĂ©nin, Mbandjock au Cameroun).
Certains y voient une persécution déguisée des habitudes africaines en matiÚre de packaging des bagages.
Selon le site www.stopblablacam.com, Air France explique qu'il s'agit d'une mesure salutaire pour éviter las déconvenues liées aux bagages éventrés et aux objets empaquetés perdus.
Cependant, les voyageurs se défendent en expliquant qu'il n'y a aucun risque de ce genre lorsque ces sacs sont filmés.
Justement en parlant des bagages filmés, la compagnie rejette désormais le film blanc au départ de l'aéroport Charles De Gaulle de Paris, prétextant que ce dernier entrave le travail des trieurs à bagages. Comme le précise un article de libération.fr, il s'agit plutÎt de la parade trouvée contre les "emballeurs", ces travailleurs ambulants de CDG qui font de la concurrence à Safe bag, concessionnaire exclusif de l'aéroport.
 "Le film est maintenant de couleur rose et la compagnie nationale s’est engagĂ©e Ă  ne plus accepter les bagages emballĂ©s avec une matiĂšre transparente, quitte Ă  refouler les rĂ©calcitrants." prĂ©cise libĂ©ration.
Nous ne voulons pas arbitrer le conflit entre Safe Bag et ses concurrents.
Mais il nous plait de nous demander si la compagnie a le droit de refouler son client pour une telle raison. Le ferait-elle s'il s'agissait de vols vers d'autres continents?
Nous sommes curieux de connaßtre le point de vue d'Air France et nous leur saurons gré de nous éclairer.


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Tom Bossert : « Les Etats-Unis continueront Ă  isoler l’Iran et son alliĂ© le Hezbollah »

Tom Bossert : « Les Etats-Unis continueront Ă  isoler l’Iran et son alliĂ© le Hezbollah »

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Dans une tribune au « Monde », le conseiller Ă  la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure de Donald Trump, qui menace de dĂ©noncer l’accord sur le nuclĂ©aire, estime que TĂ©hĂ©ran utilise la milice chiite pour semer la terreur dans le monde.

[Selon la presse amĂ©ricaine, Donald Trump pourrait refuser de certifier au CongrĂšs cette semaine que l’accord ­nuclĂ©aire conclu avec l’Iran en 2015 est conforme aux intĂ©rĂȘts de la sĂ©curitĂ© nationale des Etats-Unis. Alors que les autres grandes puissances signataires de cet accord qui a mis un coup d’arrĂȘt aux ambitions de TĂ©hĂ©ran, jugent, comme l’Agence internationale de l’énergie ­atomique (AIEA), qu’il est respectĂ© par l’Iran, le prĂ©sident amĂ©ricain estime que les actions jugĂ©es dĂ©stabilisatrices de l’Iran au Moyen Orient, notamment par alliĂ©s interposĂ©s comme le Hezbollah ­libanais, et la poursuite d’essais balistiques en violent l’esprit. Il reviendrait alors au CongrĂšs de rĂ©imposer ou non des sanctions qui pourraient faire voler en Ă©clats l’accord obtenu par le prĂ©sident ­dĂ©mocrate Barack Obama.]

Tribune. Le 8 octobre 1997, les Etats-Unis dĂ©signaient officiellement le Hezbollah comme « organisation terroriste Ă©trangĂšre ». C’était il y a exactement vingt ans. Depuis que ce groupe violent d’extrĂ©mistes soutenu par l’Iran a Ă©tĂ© crĂ©Ă© au Liban il y a 35 ans, il n’a cessĂ© de terroriser le Moyen-Orient et le monde.

Le Hezbollah demeure une menace pour les Etats-Unis, pour la sĂ©curitĂ© des Etats du Moyen-Orient et au-delĂ . Il est temps que d’autres pays se joignent aux Etats-Unis en prĂ©sentant cette organisation meurtriĂšre pour ce qu’elle est, en s’attaquant Ă  ses rĂ©seaux et Ă  ses ­soutiens et en prĂ©parant une riposte mondiale Ă  la menace qu’elle reprĂ©sente pour le monde civilisĂ©.

Le Hezbollah kidnappe des soldats et des civils, lance des roquettes sur des familles et des enfants israĂ©liens, et prĂ©pare des attentats terroristes ­par­tout dans le monde. Les bombes ­envoyĂ©es en 1983 et 1984 par le Hez­bollah contre l’ambassade amĂ©ricaine au Liban puis les ­attaques de 1983 ­contre les militaires amĂ©ricains et français Ă  Beyrouth ont causĂ© la mort de centaines de citoyens amĂ©ricains, français et libanais.

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Trafic de drogue : un « systĂšme de change parallĂšle » mis au jour entre Marseille et l’AlgĂ©rie

Trafic de drogue : un « systĂšme de change parallĂšle » mis au jour entre Marseille et l’AlgĂ©rie

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Six personnes suspectĂ©es d’avoir participĂ© Ă  un rĂ©seau de blanchiment ont Ă©tĂ© interpellĂ©es. Plus de 1,1 million d’euros ont Ă©tĂ© saisis.
Euros de la drogue des citĂ©s marseillaises contre dinars algĂ©riens d’activitĂ©s illicites : la justice tente de rĂ©soudre un Ă©nigmatique systĂšme de compensation financiĂšre entre les deux rives de la MĂ©diterranĂ©e. Fin septembre, la brigade des stupĂ©fiants de la police judiciaire a interpellĂ© six personnes (un garagiste, un infirmier, un chĂŽmeur
), des Marseillais sans histoires et sans aucun passĂ© judiciaire. Ils faisaient l’objet depuis mai d’intenses surveillances et d’écoutes tĂ©lĂ©phoniques.

Pour les enquĂȘteurs, tous prenaient part Ă  un rĂ©seau financier occulte, autonome et dĂ©tachĂ© des trafiquants de drogue, fonctionnant comme une chambre de compensation. Un « vĂ©ritable systĂšme de change parallĂšle » basĂ© sur le fait que le dinar algĂ©rien n’est ni convertible ni exportable.

L’enquĂȘte a dĂ©jĂ  permis la saisie de plus de 1,1 million d’euros. QualifiĂ© de « sarraf » – agent de change en arabe –, Mohammed B., hĂŽtelier, a Ă©tĂ© interpellĂ© alors qu’il s’apprĂȘtait Ă  remettre de l’argent Ă  un couple. Chez lui, ont Ă©tĂ© saisis 609 370 euros en petites coupures. Il aurait jouĂ© un rĂŽle de banquier officieux agissant sur les instructions d’un donneur d’ordres algĂ©rien. Il est soupçonnĂ© d’avoir fourni de fortes sommes en euros Ă  des AlgĂ©riens qu’on lui adressait, ces « clients » Ă©tant demandeurs d’une grande quantitĂ© de monnaie europĂ©enne. SimultanĂ©ment, ces derniers dĂ©caissaient dans leur pays des dinars que l’homologue algĂ©rien de Mohammed B. utilisait pour rĂ©gler des fournisseurs de stupĂ©fiants. Ou pour les remettre Ă  des Marseillais soucieux de blanchir en AlgĂ©rie les bĂ©nĂ©fices des trafics par l’intermĂ©diaire d’investissements ou d’achats immobiliers.
Ce dispositif aurait permis d’éviter des transferts d’argent risquĂ©s

Le systĂšme aurait ainsi permis d’éviter des transferts d’argent risquĂ©s. « L’argent ne circule pas, les deux parties discutent seulement du taux de change et, aux yeux des autoritĂ©s algĂ©riennes, les dinars restent...

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L'obésité, cette '' épidémie '' qui menace le continent Africain

L'obésité, cette '' épidémie '' qui menace le continent Africain

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De plus en plus d’Africains se nourrissent mal malgrĂ© la croissance de leurs revenus. ConsĂ©quence, l’obĂ©sitĂ© prend des proportions Ă©normes sur le continent, avec Ă  la solde, des maladies comme le diabĂšte ou encore l’hypertension.

L’urbanisation rapide, la croissance de la population et une classe moyenne Ă©mergente ont suscitĂ© de nouvelles habitudes alimentaires pas trĂšs saines. Un rĂ©cent rapport des experts en agriculture Malabo Montpellier Panel souligne que les Africains, en particulier les enfants sont davantage exposĂ©s Ă  des aliments en forte teneur en sucre, Ă  forte densitĂ© dâ€˜Ă©nergie, moins coĂ»teux mais Ă©galement moins nutritifs. De 4 % en 1990, le taux d’obĂ©sitĂ© chez les enfants se situait Ă  7 % en 2011 et devrait atteindre 11 % en 2025.

La situation est encore plus inquiĂ©tante chez les personnes de classe moyenne qui passent de longues heures au travail et ont choisi l’option des fast-foods. Une tendance qui s’est accrue avec l’implantation de grandes marques de fast-food comme Burger King, McDonald’s, KFC, Pizza Hut et Subway en Afrique.

À l’inverse, regrette le panel, les personnes les plus exposĂ©es Ă  l’obĂ©sitĂ© ne s’investissent pas dans des activitĂ©s physiques. Pour le panel de Malabo, il est urgent “de sensibiliser et d’aborder la question inquiĂ©tante de l’obĂ©sitĂ© au sein de la population africaine”.

Aujourd’hui, des pays comme l’Egypte, le Ghana, l’Afrique du Sud et le Nigeria sont les plus touchĂ©s par cette â€œĂ©pidĂ©mie” qui menace le continent. Le risque, souligne le groupe d’experts, c’est que nombre de systĂšmes sanitaires africains ne sont pas suffisamment dĂ©veloppĂ©s pour traiter le diabĂšte ou ses consĂ©quences Ă  long terme comme les crises cardiaques, les insuffisances rĂ©nales et les accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux.

En attendant, le panel recommande aux agences gouvernementales d’agir pour arrĂȘter le gaspillage alimentaire, Ă©quilibrer la production alimentaire et assurer une diversitĂ© alimentaire minimale pour les enfants et les adultes.

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Le thé noir favoriserait la perte de poids

Le thé noir favoriserait la perte de poids

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Des substances présentes dans les feuilles de thé agiraient sur le microbiote en favorisant la croissance des bactéries intestinales "anti-obésité".

Le thĂ© noir aurait des vertus amaigrissantes, selon une Ă©tude prĂ©sentĂ©e dans l’European Journal of Nutrition. Les chercheurs de l’universitĂ© de Californie-Los Angeles (UCLA) ont dĂ©couvert que les polyphĂ©nols contenus dans ce breuvage pouvaient influencer le microbiote et ainsi favoriser la perte de poids.

La consommation de thé protégerait contre de nombreuses maladies. La littérature scientifique rapporte que ces boissons à base de plantes réduisent le risque de certains cancers et de maladies cardiovasculaires. Des bénéfices liés, là aussi, aux fameux polyphénols et leurs propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes.

BarriĂšre contre les pathogĂšnes
Les polyphénols présents dans les feuilles de thé, et dans de nombreuses autres plantes, forment notamment une barriÚre contre les pathogÚnes, et protÚgent les plantes des rayons UV. Les feuilles fraßches de thé vert en contiennent au moins 30 % tandis que le thé noir en possÚde moitié moins en raison de la fermentation des feuilles.

Une concentration plus faible qui ne rĂ©duit pas ses bĂ©nĂ©fices, Ă  en croire les travaux rĂ©alisĂ©s chez la souris par les chercheurs de UCLA. L’équipe amĂ©ricaine s’est concentrĂ©e sur l’effet de ces polyphĂ©nols sur le mĂ©tabolisme du foie car ce dernier a impact sur le poids.

Interaction avec la flore intestinale
Des Ă©tudes prĂ©cĂ©dentes ont montrĂ© que les composĂ©s phĂ©noliques du thĂ© vert Ă©taient absorbĂ©s par l’intestin et allaient ensuite stimuler le foie. Mais les polyphĂ©nols du thĂ© noir sont trop gros pour emprunter ce mĂȘme circuit. « Notre Ă©tude suggĂšre que le thĂ© noir agit sur les bactĂ©ries intestinales via un mĂ©canisme spĂ©cifique pour favoriser la perte de poids et la bonne santĂ© », a commentĂ© Susanne Henning, responsable de cette Ă©tude et professeur de nutrition Ă  UCLA.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont étudié 4 groupes de souris nourries selon 4 régimes alimentaires différents, dont deux ont consommé soit du thé vert, soit du thé noir (faible en gras/riche en sucre, riche en gras/riche en sucre, riche en gras/riche en sucre/thé vert et riche en gras/riche en sucre/thé noir).


Tout au long de l’expĂ©rience, les souris ont Ă©tĂ© pesĂ©es, leur microbiote a Ă©tĂ© analysĂ© et des biopsies de foie ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es pour mesurer la quantitĂ© de gras.

Le thé, un prébiotique
Au bout d’un mois, les souris qui ont bu du thĂ© ont perdu autant de poids que les cobayes qui ont suivi un rĂ©gime pauvre en gras. Les premiĂšres ont pourtant eu une mauvaise alimentation. L’explication se trouve dans leurs intestins : les souris buveuses de thĂ© prĂ©sentaient davantage de bactĂ©ries « anti-obĂ©sitĂ© » et moins de souches bactĂ©riennes contribuant Ă  la prise de poids.

Les chercheurs pensent donc que les polyphénols du thé noir modifie la composition de la flore intestinale. Ils favorisent la croissance des bactéries « anti-obésité », et inhibe les autres qui favorisent la surcharge pondérale.

« Ces rĂ©sultats indiquent que le thĂ© noir et le thĂ© vert sont des prĂ©biotiques, des substances qui induisent la croissance de bons micro-organismes qui contribuent au bien-ĂȘtre d’une personne », a rĂ©sumĂ© la chercheuse.

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Selon un gynĂ©cologue, la femme doit normalement se marier Ă  l’ñge de 20 ans

Selon un gynĂ©cologue, la femme doit normalement se marier Ă  l’ñge de 20 ans

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Les propos du gynĂ©cologue, accoucheur, Dr. Pape Amadou Ndiaye vont certainement toucher les cĂ©libataires endurcies. Dans un entretien accordĂ© Ă  l’EnquĂȘte, le gynĂ©cologue suggĂšre aux jeunes filles de se marier tĂŽt (20 ans) pour Ă©viter d’éventuelles complications.

« Il n’ y a pas d’age idĂ©al pour le mariage, mais on peut dire une chose, la croissance de la femme se termine entre 18, 20 et 21 ans. A cet Ăąge, on peut Ă©viter certaines complications liĂ©es aux mariages prĂ©coces. Autant il y a des complications liĂ©es au mariage tardif. Les femmes doivent se marier tĂŽt mais pas trop tĂŽt car cela peut entraĂźner des complications parce que les os de la femme n’ont pas encore atteint leur Ăąge de maturitĂ©. La femme doit normalement se marier Ă  l’ñge de 20 pour faire ses enfants avant l’ñge de 30 ans et terminer au plus vite sa carriĂšre », dĂ©clare Docteur Pape Amadou Ndiaye.

Le gynĂ©cologue de poursuivre en donnant les inconvĂ©nients d’un mariage tardif: « Mais si elle dĂ©marre sa carriĂšre Ă  l’ñge de 35, elle risque d’avoir beaucoup de problĂšmes. DĂ©jĂ  le plus grand problĂšme survient Ă  partir de 28 ans. A cet Ăąge, on dit que la primipare (qui accouche pour la premiĂšre fois Ndlr) est ĂągĂ©e. Aujourd’hui, on se rend compte qu’à 28 ans, beaucoup de femmes n’ont pas encore de mari », martĂšle-t-il.

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La zone franc CFA une gestion et des principes au service des intĂ©rĂȘts français

La zone franc CFA une gestion et des principes au service des intĂ©rĂȘts français

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La prĂ©dation des ressources Ă©conomiques et la confiscation de la souverainetĂ© des pays africains de la zone franc s’éterniseront tant que le systĂšme nĂ©o-colonial et impĂ©rialiste de l’Etat français ne sera pas dĂ©mantelĂ©.
La zone franc et le franc CFA, un systÚme hérité de la colonisation La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul systÚme monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation.
La mise en place progressive de ce systĂšme est le rĂ©sultat de choix stratĂ©giques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques français. Les monnaies africaines sont supprimĂ©es et des banques privĂ©es appartenant aux colons mais contrĂŽlĂ©es par la France sont crĂ©Ă©

La zone franc et le franc CFA, un systÚme hérité de la colonisation

La puissance coloniale exploitent les matiĂšres premiĂšres des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme dĂ©bouchĂ©s pour les produits français. Suite Ă  la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protĂ©ger son Ă©conomie et son commerce extĂ©rieur. La crĂ©ation de la zone franc en 1939 offre le moyen de pĂ©renniser cette stratĂ©gie : les Ă©changes avec des pays extĂ©rieurs Ă  la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens Ă©conomiques et commerciaux entre la France et son empire.
La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant Ă  elle crĂ©Ă©e en 1945 afin que la dĂ©valuation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchĂ©s des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extĂ©rieur des colonies et rĂ©affirme sa suprĂ©matie sur son empire.

Au moment des indĂ©pendances, la quasi-totalitĂ© des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne dĂ©cide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopĂ©ration monĂ©taire et en adhĂ©rant de ce fait Ă  la zone franc.
Le franc CFA est d’ailleurs renommĂ© franc de la CommunautĂ© Française d’Afrique en 1958. Mais la GuinĂ©e refuse cet assujettissement monĂ©taire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat.
Le prĂ©sident SĂ©kou TourĂ© veut une rĂ©elle indĂ©pendance politique et Ă©conomique pour la GuinĂ©e, et pour ce faire crĂ©e le franc guinĂ©en et quitte la zone en 1960. Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, des voix s’élĂšvent Ă©galement contre le franc CFA en la personne du prĂ©sident Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prĂ©vue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassinĂ© juste avant que l’indĂ©pendance monĂ©taire du pays ne soit acquise. Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaĂźt de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar.

C’est Ă©galement Ă  la pĂ©riode des indĂ©pendances que des banques centrales dont seulement la moitiĂ© des administrateurs sont des reprĂ©sentants africains sont crĂ©Ă©es pour Ă©mettre le franc CFA. Les prĂ©sidents de ces institutions sont nĂ©anmoins français et restent maĂźtres de toute dĂ©cision.

Pendant les annĂ©es 1970 la zone franc connaĂźt des ajustements Ă  la fois techniques et symboliques : rĂ©vision des accords de coopĂ©ration monĂ©taire, dĂ©mĂ©nagement des siĂšges des banques centrales de Paris Ă  Dakar et YaoundĂ©, diminution du nombre de reprĂ©sentants français au sein des Conseils d’Administration.
D’autre part deux nouveaux pays signent des accords de coopĂ©ration avec la France et adoptent le franc CFA : la GuinĂ©e Équatoriale en 1985 et la GuinĂ©e-Bissau en 1997. MalgrĂ© ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monĂ©taire de la zone franc dont les pays subissent des choix Ă©conomiques et monĂ©taires dictĂ©s par les intĂ©rĂȘts français.
La France va mĂȘme jusqu’à dĂ©cider unilatĂ©ralement de la dĂ©valuation du franc CFA en 1994.

La zone franc:une gestion et des principes au service des intĂ©rĂȘts français

La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (BĂ©nin, Burkina-Faso, CĂŽte d’Ivoire, GuinĂ©e-Bissau, Mali, Niger, SĂ©nĂ©gal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, RĂ©publique Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, GuinĂ©e Equatoriale, Tchad) et les Comores.
C’est une organisation financiĂšre, monĂ©taire et Ă©conomique, dont le cƓur est la France et l’instrument principal le franc CFA.
Cette organisation, gĂ©rĂ©e par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).

Le systĂšme franc CFA est basĂ© sur quatre grands principes : la centralisation des rĂ©serves de change au TrĂ©sor public français, la fixitĂ© de la paritĂ© franc CFA/euro, la libre convertibilitĂ© du franc CFA Ă  l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc.
A ces principes s’ajoutent la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, piĂšce maĂźtresse du systĂšme CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes prĂ©cĂ©demment citĂ©s.

La centralisation des rĂ©serves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc

Chaque banque centrale de la zone franc possĂšde un compte d’opĂ©rations au TrĂ©sor public français et doit y dĂ©poser une partie de ses rĂ©serves de monnaie. Depuis 2005, 50% des rĂ©serves de change doivent ĂȘtre stockĂ©es sur le compte d’opĂ©rations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage Ă©tait de 65).
Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockĂ©s au TrĂ©sor public, soit plus de 12 milliards d’euros.
C’est autant d’argent qui est amputĂ© du budget des États de la zone franc. La France rĂ©munĂšre les banques centrales africaines en intĂ©rĂȘts, tout en se servant au passage grĂące Ă  des placements privĂ©s (des sommes dĂ©gagĂ©es au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros). Pire, la part d’intĂ©rĂȘts versĂ©e aux banques centrales est comptabilisĂ©e dans l’Aide Publique au DĂ©veloppement ! DĂ©pouillĂ©s de la moitiĂ© de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation Ă©conomique et sociale trĂšs difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgĂ©taire (c’est-Ă -dire une baisse des dĂ©penses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opĂ©rations soit garanti.

La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde

Hier liĂ© au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimĂ© Ă  l’euro, c’est-Ă -dire que la valeur du franc CFA sur les marchĂ©s mondiaux dĂ©pend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrĂŽle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique europĂ©enne. Les recettes de leurs exportations doivent ĂȘtre converties en euro avant de l’ĂȘtre en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies Ă©trangĂšres fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent Ă©galement.
Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies Ă©trangĂšres. Par consĂ©quent, la compĂ©titivitĂ© des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde. Une baisse de la compĂ©titivitĂ© signifiant une plus grande difficultĂ© Ă  vendre ses produits sur le marchĂ© mondial, les consĂ©quences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage Ă  une monnaie forte comme l’euro sont considĂ©rables : les Ă©conomies restent faibles, et les population se paupĂ©risent car les matiĂšres premiĂšres qu’elles produisent ne peuvent ni ĂȘtre exportĂ©es ni ĂȘtre transformĂ©es.

La libre convertibilité franc CFA/ euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux

La libre convertibilitĂ© s’applique des pays africains de la zone franc Ă  la France et inversement, mais ne concerne pas les Ă©changes entre les trois zones du systĂšme CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matiĂšres premiĂšres, mais bloque les Ă©changes inter-africains.

Les principes de libre convertibilitĂ© et libre circulation des capitaux favorisent Ă©galement la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installĂ©es dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquiditĂ©s vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opĂšrent sans entraves au profit des Ă©lites françafricaines.

La participation française à la gestion des banques centrales africaines

Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siĂšgent aux Conseils d’Administration (CA). Dans les faits, la prĂ©sence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confĂšre Ă  la France un droit de veto lors de la prise de dĂ©cision. Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les dĂ©cisions doivent ĂȘtre votĂ©es Ă  la majoritĂ©. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimitĂ© est requise pour toute dĂ©cision majeure (et notamment la modification des statuts). La situation est la mĂȘme Ă  la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13.
Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considĂ©rable et la prĂ©sence de reprĂ©sentants français garantit la mise en Ɠuvre de tous les principes centraux du systĂšme CFA.

Un systĂšme monĂ©taire qui constitue une entrave Ă  la souverainetĂ© des États africains de la zone franc

Le franc CFA est un liant qui cimente les relations Ă©conomiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique Ă©conomique et monĂ©taire, domaine pourtant constitutif de la souverainetĂ© d’un État. Preuve en est la dĂ©valuation de 1994 dĂ©cidĂ©e unilatĂ©ralement par la France.

MalgrĂ© le passage Ă  l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors mĂȘme qu’elle n’est plus Ă©mettrice de la monnaie d’arrimage. L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutĂ©laire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopĂ©ration monĂ©taire de la zone franc ne soient pas affectĂ©s par l’intĂ©gration europĂ©enne.

Cinquante ans aprĂšs les indĂ©pendances, la politique monĂ©taire de la zone franc reste donc dĂ©cidĂ©e par la France en fonction de ses intĂ©rĂȘts propres. Cinquante ans pendant lesquels cette politique a Ă©tĂ© complĂštement dĂ©connectĂ©e des vrais enjeux du dĂ©veloppement africain tout en permettant Ă  la France de contrĂŽler Ă©conomiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son Ă©conomie nationale, et au prĂ©judice du dĂ©veloppement des relations entre pays africains.
Le modĂšle imposĂ© par le systĂšme franc CFA induit une verticalitĂ© des Ă©changes (Nord-Sud) au dĂ©triment d’une coopĂ©ration horizontale (Sud-Sud). Un tel systĂšme financier, au service des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et politiques de la France, ne peut pas ĂȘtre le vecteur de l’autonomie monĂ©taire et du dĂ©veloppement.
Il perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA.

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Me Akere Muna est candidat à la présidentielle 2018 au Cameroun

Me Akere Muna est candidat à la présidentielle 2018 au Cameroun

Cameroon (Cameroon )

Dans l’édition du magazine Jeune Afrique Ă  paraĂźtre, l’avocat au barreau du Cameroun dit vouloir faire partie de la solution aux problĂšmes du pays.

Me Akere Muna est candidat Ă  la prĂ©sidentielle de 2018 au Cameroun. C’est au magazine Jeune Afrique que l’avocat au barreau du Cameroun a dĂ©cidĂ© d’en faire l’annonce. L’ancien bĂątonnier de l’ordre des avocats du Cameroun estime ĂȘtre prĂȘt Ă  succĂ©der Ă  Paul Biya, ancien proche collaborateur de son pĂšre (Tandeng Muna), avec qui il dit avoir une relation « spĂ©ciale ». Akere Muna affirme d’ailleurs que si le peuple camerounais lui accordait l’accĂšs Ă  la magistrature suprĂȘme, il serait « hors de question d’entreprendre quoi que ce soit contre lui [Paul Biya, Ndlr]. Je me sens une obligation, en tant qu’Africain, de le protĂ©ger (
) il faudrait une raison vraiment extraordinaire pour le poursuivre », soutient l’avocat. En attendant, « il serait souhaitable que Paul Biya passe le relais », affirme le candidat Ă  la prĂ©sidentielle.

Sur les raisons de sa candidature, Akere Muna est clair : « L’état de mon pays m’incite Ă  vouloir faire partie de la solution. Depuis deux dĂ©cennies, j’ai beaucoup travaillĂ© sur la gouvernance, l’économie, mais aussi l’Etat de droit. Me prĂ©senter est la seule façon de partager mon expĂ©rience au bĂ©nĂ©fice des camerounais ».

Pour ce qui est de la forme de l’Etat, objet des tensions en cours dans les rĂ©gions du Nord-ouest et du Sud-ouest, Me Akere Muna est formel. S’il est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun, il choisira le fĂ©dĂ©ralisme, parce qu’il « respecte nos diffĂ©rentes cultures ».

Sur les perspectives de l’élection de 2018, l’ancien bĂątonnier affirme que « les Camerounais sont prĂȘts Ă  Ă©lire un prĂ©sident susceptible d’amĂ©liorer leur quotidien et de ramener la fraternitĂ© entre eux ». Il pense ĂȘtre Ă  la hauteur de ces attentes et promet d’ĂȘtre « un prĂ©sident Ă  l’écoute ».

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Un incendie et des explosions font six morts dans des stations-service au Ghana

Un incendie et des explosions font six morts dans des stations-service au  Ghana

Ghana (Ghana )

Six personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par un incendie et des explosions provoquées par un camion-citerne dans des stations-service de la capitale du Ghana, Accra, ont déclaré dimanche les services d'urgence.
Un incendie s'est déclenché dans la nuit de samedi à dimanche à bord d'un camion transportant du gaz naturel dans le quartier de Legon de la capitale ghanéenne. Le feu s'est ensuite propagé à deux stations-service proches, dont l'une de gaz liquéfié, y entraßnant des explosions en série. Pris de panique devant le feu et les explosions qui ont ravagé les stations-service, de nombreux riverains du quartier ont fui leur domicile.

Le porte-parole des pompiers, Billy Anaglate, a revu dimanche aprÚs-midi le bilan à la hausse, faisant état de six morts et précisant qu'il n'était pas définitif, plus de trente personnes ayant aussi été blessées dont certaines griÚvement.

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Le Fispa annonce avoir déposé une plainte contre Sarkozy

Le Fispa annonce avoir déposé une plainte contre Sarkozy

Mali (Mali )

Le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa), dont la mission est la promotion de la démocratie, vient de voir le jour au Mali. L'organisation a annoncé qu'elle avait déposé une plainte le 7 octobre 2017 auprÚs de la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy «pour avoir déclenché la guerre en Libye».

Plusieurs organisations de la société civile ouest-africaine, dont «Y'en a marre» (Sénégal) et «Balai Citoyen» (Burkina Faso), ont créé le 7 octobre 2017 à Bamako, au Mali, «le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa) pour promouvoir la démocratie, la dignité de l'Afrique et les droits de l'Homme».

La structure a été lancée à l'initiative de «plus de quinze associations et organisations de la société civile», a indiqué le rappeur sénégalais Simon Kouka, membre de «Y'en a marre», mouvement citoyen sénégalais qui a été en pointe dans le combat contre un troisiÚme mandat du Sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012).

«Pour nos premiĂšres actions, nous annonçons une plainte dĂ©posĂ©e ce jour Ă  la Cour pĂ©nale internationale (CPI) contre l'ancien prĂ©sident (français) Nicolas Sarkozy pour avoir dĂ©clenchĂ© la guerre en Libye, ce qui a entraĂźnĂ© la mort du colonel Kadhafi», a dit Ă  l'AFP l'artiste guinĂ©en Elie Kamano. Il a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en juillet 2017 dans son pays pour avoir participĂ© Ă  une manifestation non autorisĂ©e contre le chef de l'Etat, Alpha CondĂ©.

Une action judiciaire auprĂšs de la CPI
Selon le nouveau «Front», la plainte contre Nicolas Sarkozy a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e le matin du 7 octobre 2017 Ă  La Haye par un avocat basĂ© au Canada. «Beaucoup de gens se sont offusquĂ©s, mais il n’y a eu aucune action et cette action, je crois, arrive Ă  son heure pour dire: il est temps. Ce que nos dirigeants n’ont pas rĂ©ussi, Ă  nous de le rĂ©ussir, a confiĂ© Simon Kouka Ă  RFI. Pour aussi la dignitĂ© africaine, car c’est un prĂ©sident africain qui a Ă©tĂ© assassinĂ©.»

«Nous pensons que l'assassinat du colonel Kadhafi était un rÚglement de compte personnel, et l'assassinat du colonel Kadhafi a déstabilisé tout un continent», a déclaré pour sa part le chanteur Tiken Jah Fakoli sur les antennes de RFI.

En février 2011, dans le sillage du Printemps arabe, une contestation contre le régime de Kadhafi, violemment réprimée, débute à Benghazi, dans l'Est, avant de s'étendre. Une coalition, menée par Washington, Paris et Londres, lance une offensive en mars, aprÚs un feu vert de l'ONU. L'Otan prendra ensuite les commandes des opérations aériennes.

Le 20 octobre, Kadhafi, en fuite depuis la prise de son QG à Tripoli par les rebelles en août, est tué dans le dernier assaut contre sa région d'origine, Syrte, à l'est de Tripoli.

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''CPI'' SOUPÇONS DE CORRUPTION, BENSOUDA VA-T-ELLE FAIRE ARRETER OCAMPO ?

''CPI'' SOUPÇONS DE CORRUPTION, BENSOUDA VA-T-ELLE FAIRE ARRETER OCAMPO ?

Many_Discoveries (Many Discoveries )

La Cour pĂ©nale internationale (CPI) est actuellement Ă©claboussĂ©e par des soupçons de corruption qui impliqueraient l’ancien procureur Luis Moreno Ocampo. Fatou Bensouda est donc montĂ©e au crĂ©neau pour Ă©lucider cette affaire qui pourrait ternir considĂ©rablement l’image de cette cour Ă  controverses.

CPI, les intrigues de Bensouda au sujet des soupçons de corruption d’Ocampo
Les mĂ©dias ont fait un large Ă©cho des allĂ©gations de corruption Ă  la Cour pĂ©nale internationale (CPI). L’ancien procureur Luis Moreno Ocampo et certains de ses collaborateurs auraient Ă©tĂ© Ă©pinglĂ©s dans un scandale de biens mal acquis. Cette information aurait fuitĂ© de 40.000 documents et courriels privĂ©s obtenus et analysĂ©s par l’European Investigative Collaborations. La Cour tente cependant de battre en brĂšche cette information en soutenant qu’elle a mis en place des mesures renforcĂ©es pour garantir la sĂ©curitĂ© de son systĂšme de communication Ă©lectronique. Elle s’étonne donc du mĂ©canisme par lequel lesdits documents auraient Ă©tĂ© obtenus par les mĂ©dias.

La CPI indique par ailleurs avoir mis en place un systĂšme de transparence financiĂšre consistant pour le PrĂ©sident, le Procureur, le Procureur adjoint et le Greffier de la Cour Ă  dĂ©clarer annuellement leur patrimoine. Mais ce systĂšme datant de 2015, n’était pas encore opĂ©rationnel du temps de l’Argentin Ocampo. Ses transactions financiĂšres privĂ©es n’ont donc pas fait l’objet de vĂ©rifications.

Pour tirer cette affaire au clair, Fatou Bensouda a dĂ©cidĂ© de diligenter une enquĂȘte spĂ©ciale. Ainsi, a-t-elle chargĂ© le MĂ©canisme de contrĂŽle indĂ©pendant (MCI) pour cette enquĂȘte. Fortement Ă©branlĂ©e par ces soupçons pesant sur son prĂ©dĂ©cesseur, la Gambienne a fait une dĂ©claration pour afficher sa transparence dans cette affaire.

DĂ©claration de Mme Fatou Bensouda, Procureur de la Cour
Le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, au sujet des rĂ©centes allĂ©gations publiĂ©es dans les mĂ©dias quant au comportement rĂ©prĂ©hensible de l’ancien Procureur et de certains membres du Bureau.

Les mĂ©dias en question font Ă©galement mention de l’implication d’anciens membres et de membres actuels du Bureau du Procureur de la CPI.

En ma qualitĂ© de Procureur, l’inquiĂ©tude me gagne et je prends ces allĂ©gations trĂšs au sĂ©rieux. J’ai rendu compte des allĂ©gations concernant deux membres de mon Bureau au MĂ©canisme de contrĂŽle indĂ©pendant (MCI) dont dispose la Cour dans son cadre juridique. Le MCI a indiquĂ© que cette affaire ferait l’objet d’une enquĂȘte complĂšte. Suivant les critĂšres et procĂ©dures prĂ©vus par le MCI, les allĂ©gations en cause seront examinĂ©es en toute objectivitĂ© et impartialitĂ©, dans le respect total de la rĂ©gularitĂ© de la procĂ©dure et du traitement Ă©quitable des intĂ©ressĂ©s.

Dans l’attente des rĂ©sultats de l’enquĂȘte, j’ai pris des prĂ©cautions pour prĂ©server les intĂ©rĂȘts du Bureau et de la Cour. Tout au long de l’évolution de cette affaire et de l’examen appropriĂ© et Ă©quitable des allĂ©gations en cause, il conviendra de s’abstenir de toute spĂ©culation. Il y a lieu de respecter la procĂ©dure et le processus prĂ©vus pour Ă©tablir les faits en coopĂ©rant pleinement, le cas Ă©chĂ©ant, dans le cadre de l’enquĂȘte.
En rĂ©ponse aux demandes des mĂ©dias, mon Bureau a dĂ©jĂ  indiquĂ© qu’il n’avait pris aucun contact avec l’ancien Procureur de la CPI, M. Ocampo, sollicitĂ© aucun conseil de sa part, ni collaborĂ© avec lui au sujet des situations ou des affaires traitĂ©es par le Bureau ou engagĂ©es devant la Cour depuis que j’ai pris mes fonctions de Procureur. J’ai moi-mĂȘme Ă©tĂ© trĂšs claire Ă  ce sujet avec M. Ocampo par le passĂ© et je lui ai demandĂ©, sans aucune Ă©quivoque, de s’abstenir de toute dĂ©claration ou activitĂ© publique susceptible, en vertu de ses anciennes fonctions Ă  la tĂȘte du Bureau, d’ĂȘtre perçue comme une ingĂ©rence dans les activitĂ©s de celui-ci ou une atteinte Ă  sa rĂ©putation.

En outre, il convient de souligner que toute information transmise à mon Bureau est examinée en toute indépendance, impartialité et objectivité, dans le strict respect des dispositions du Statut de Rome. Toutes mes décisions se fondent sur mon évaluation en toute indépendance de la situation, comme je suis tenue de le faire en tant que Procureur en vertu du Statut.
Mon Bureau joue un rĂŽle crucial dans la rĂ©alisation des objectifs fixĂ©s pour la CPI par le Statut de Rome, qui sont de contribuer Ă  la prĂ©vention des crimes de guerre, des crimes contre l’humanitĂ© et du crime de gĂ©nocide, en menant des enquĂȘtes et des poursuites efficaces contre les auteurs de ces crimes. GrĂące Ă  notre travail, nous pouvons rendre dans une certaine forme de justice aux victimes de ces crimes graves.

Les allĂ©gations fĂącheuses en cause n’empĂȘcheront pas mon Bureau de s’efforcer de bĂątir un monde plus juste conformĂ©ment aux dispositions du Statut de Rome. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, en toute indĂ©pendance, impartialitĂ© et objectivitĂ©, pour obtenir la justice Ă  laquelle nous aspirons tous, avec dĂ©vouement et intĂ©gritĂ©.

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En GuinĂ©e, une manifestation pour dĂ©noncer la rĂ©pression du rĂ©gime d’Alpha CondĂ©

 En GuinĂ©e, une manifestation pour dĂ©noncer la rĂ©pression du rĂ©gime d’Alpha CondĂ©

Guinea (Guinea )


L’opposition dĂ©nonce la mort de 83 personnes tuĂ©es par les forces de l’ordre lors de rassemblements depuis 2010 et l’arrivĂ©e au pouvoir du prĂ©sident guinĂ©en.


Des milliers de partisans de l’opposition guinĂ©enne ont manifestĂ©, mercredi 4 octobre, Ă  Conakry pour dĂ©noncer l’usage des armes Ă  feu par les forces de l’ordre lors de leurs manifestations politiques, ont rapportĂ© des correspondants de l’AFP. Selon l’opposition, 83 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es par les forces de l’ordre lors de marches contre le pouvoir depuis l’arrivĂ©e Ă  la prĂ©sidence du prĂ©sident Alpha CondĂ©, en 2010. Ces dĂ©cĂšs n’ont pas Ă©tĂ© suivis d’enquĂȘtes ou de procĂšs, selon elle.

« Halte Ă  l’impunitĂ© », « Que justice soit faite pour toutes les victimes », ont notamment scandĂ© mercredi les manifestants, dont le nombre Ă©tait estimĂ© Ă  plusieurs milliers par les organisateurs. La manifestation, partie d’une commune de la banlieue de Conakry, a abouti Ă  l’aĂ©roport, situĂ© Ă  6 km, en prĂ©sence de l’ex-premier ministre Cellou Dalein Diallo, chef de l’Union des forces dĂ©mocratiques de GuinĂ©e (UFDG), le principal parti d’opposition.
Lire aussi : Une marche de l’opposition guinĂ©enne rassemble des dizaines de milliers de personnes Ă  Conakry
« C’est une situation qu’on ne peut pas comprendre. Un gouvernement qui se dit gouvernement de la RĂ©publique, qui reste indiffĂ©rent Ă  l’assassinat de plusieurs citoyens de maniĂšre rĂ©pĂ©titive et dans des circonstances identiques », a dĂ©clarĂ© M. Diallo, acclamĂ© par la foule, en prĂ©sence d’autres responsables de l’opposition. « Nous ne pouvons plus accepter que nos frĂšres et sƓurs pĂ©rissent sous les balles des forces de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© », alors que celles-ci sont « recrutĂ©es, formĂ©es, payĂ©es, Ă©quipĂ©es et habillĂ©es pour assurer la sĂ©curitĂ© des citoyens ».
Pas de procĂšs

Deux jeunes opposants tuĂ©s lors d’une rĂ©cente manifestation de l’opposition Ă  Conakry ont Ă©tĂ© inhumĂ©s dans la capitale le 27 septembre en prĂ©sence d’une foule nombreuse.
Les organisations de dĂ©fense des droits humains dĂ©noncent rĂ©guliĂšrement les lourds bilans de victimes lors des manifestations politiques en GuinĂ©e. « Jusqu’à prĂ©sent, aucune des investigations menĂ©es dans le cadre des violences commises au cours de manifestations n’a conduit Ă  un procĂšs », avaient dĂ©plorĂ© en mars plusieurs de ces organisations, dont la FĂ©dĂ©ration internationale des droits de l’homme (FIDH).
Lire aussi : En Guinée, des élections locales plusieurs fois repoussées fixées au 4 février 2018
Ancien opposant historique, Alpha CondĂ© est devenu en 2010 le premier prĂ©sident dĂ©mocratiquement Ă©lu de cette ancienne colonie française d’Afrique de l’Ouest, rĂ©gie jusqu’alors par des pouvoirs autoritaires, voire dictatoriaux. MalgrĂ© la richesse du sous-sol guinĂ©en en bauxite, en or, en diamant et en minerai de fer, plus de la moitiĂ© de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©, avec moins d’un euro par jour, selon l’ONU.

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Les députés de La France insoumise déclenchent une polémique sur le drapeau européen

 Les députés de La France insoumise déclenchent une polémique sur le drapeau européen

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Le groupe LFI a dĂ©posĂ© un amendement pour proposer de garder seulement les drapeaux tricolore et de l’Organisation des Nations unies dans l’hĂ©micycle du Palais Bourbon.

Une moue et une phrase assassine. « Franchement on est obligĂ©s de supporter ça ? » Jean-Luc MĂ©lenchon s’en Ă©tait vivement pris Ă  la prĂ©sence du drapeau europĂ©en dans l’hĂ©micycle dĂšs son arrivĂ©e au Palais Bourbon en juin. A l’époque dĂ©jĂ , sa sortie avait suscitĂ© un tollĂ©, aprĂšs une campagne oĂč il avait brandi la menace d’une sortie de l’Union europĂ©enne s’il arrivait au pouvoir.
Rebelote, mardi 3 octobre, quand ont Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©s les amendements dĂ©posĂ©s par le groupe La France insoumise (LFI) Ă  un texte modifiant le rĂšglement de l’AssemblĂ©e nationale. L’un d’eux propose que « seuls [puissent] ĂȘtre prĂ©sents dans l’hĂ©micycle le drapeau tricolore de la RĂ©publique française (
) et le drapeau de l’Organisation des Nations unies. »
« On est dans un cycle oĂč l’Union europĂ©enne a une attitude brutale, notamment par rapport Ă  la GrĂšce, explique le dĂ©putĂ© (LFI) Ugo Bernalicis. L’ONU nous semble plus Ă  l’image que l’on se fait d’une coopĂ©ration efficace et respectueuse de la souverainetĂ© de chaque pays. » « Dans cet hĂ©micycle, nous votons les lois de la RĂ©publique et il faut s’en tenir Ă  cela », a-t-il dĂ©fendu en commission sous la bronca de ses collĂšgues.
Soutien de députés FN
« Les masques sont tombĂ©s, s’est indignĂ© le dĂ©putĂ© (MoDem) Erwan Balanant. Les Français savent maintenant que La France insoumise n’aime pas l’Europe. » « Je me demande si M. MĂ©lenchon Ă©tait si dĂ©rangĂ© [par le drapeau] quand il envoyait ses fiches de paie au Parlement europĂ©en » lorsqu’il y Ă©tait dĂ©putĂ© entre 2009 et 2017, a renchĂ©ri Sacha HouliĂ©, dĂ©putĂ© La RĂ©publique en marche. « Je suis trĂšs fiĂšre de siĂ©ger devant ces deux drapeaux », a abondĂ© la prĂ©sidente de la commission des lois, YaĂ«l Braun-Pivet, sous les applaudissements des autres dĂ©putĂ©s qui ont rejetĂ© l’amendement.
« C’est pour faire parler et ça marche », observait le dĂ©putĂ© communiste Fabien Roussel. Le sujet a Ă©tĂ© d’autant plus relayĂ© que les « insoumis » ont reçu sur ce sujet le soutien de dĂ©putĂ©s du Front national, qui en revendiquent mĂȘme la paternitĂ©. « Ils ont raison, je pense qu’on va voter leur amendement », a affirmĂ© sur LCI, le dĂ©putĂ© FN Louis Aliot.
« Les travaux d’un Parlement national se font sous les couleurs du drapeau national et non du drapeau europĂ©en, juge Ă  son tour le frontiste SĂ©bastien Chenu. Peu importe de qui vient la rĂ©solution, je ne soutiens pas MĂ©lenchon mais son initiative est visiblement inspirĂ©e de nous. »
Mal Ă  l’aise, la plupart des dĂ©putĂ©s LFI se faisaient trĂšs discrets sur la question mercredi aprĂšs-midi. PrĂ©fĂ©rant amplement orienter leur discours vers leurs autres propositions d’amendement. Le dĂ©bat devrait reprendre le 10 octobre lors du passage du texte dans l’hĂ©micycle, et devant le drapeau europĂ©en.

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''Machu Picchu'' la cité perdue des Incas

Peru (Peru )

Machu Picchu, au PĂ©rou, n’a jamais Ă©tĂ© dĂ©couvert par les conquistadors et les missionnaires espagnols. Elle a ainsi pu Ă©chapper aux pillages.
Ce n’est qu’en 1911 que Hiram Bingham, jeune explorateur amĂ©ricain, dĂ©couvrit cette citĂ©.
De tous les grands sites archĂ©ologiques qui tĂ©moignent de la puissance de l’empire Inca, le plus surprenant est Machu Picchu.
Cette cité se dresse à un endroit presque inaccessible. Elle demeure une énigme et on ne sait toujours pas à quand remonte sa construction.
Les ruines se situent Ă  2 800 m d’altitude, entre deux pics andins appelĂ©s Huayna Picchu (jeune pic) et Machu Picchu (vieux pic).
C’est un lieu d’une beautĂ© inouĂŻe et unique dans le monde.

Quand a été bùti Machu Picchu ?
Les archĂ©ologues traditionalistes s’accordent Ă  dire que la construction ne peut remonter avant le dĂ©but du 15e siĂšcle.
Mais d’autres archĂ©ologues ont contestĂ© cette hypothĂšse.
Rolf MĂŒller, professeur d’astronomie, qui a Ă©tudiĂ© le site a affirmĂ© dans les annĂ©es trente que les vestiges comportaient des alignements astronomiques significatifs.
En appliquant des calculs complexes, il en arriva à la conclusion que la cité avait été construite entre 4 000 et 2 000 avant notre Úre.
Bien évidemment, cette théorie est considérée comme une hérésie. En effet, cela voudrait dire que Machu Picchu est plus ancienne que la pyramide de Kheops.

Le lac Titicaca
La Paz, capitale de la Bolivie, est nichĂ©e au creux d’un cirque situĂ© Ă  plus de 3 000 m au dessus du niveau de la mer.
Le lac Titicaca se situe aujourd’hui à prùs de 4 000 m au dessus du niveau de la mer.
Les alentours du lac sont jonchés de coquillages fossilisés.
Bien que vivant Ă  plusieurs centaines de kilomĂštres de l’ocĂ©an Pacifique, les poissons et crustacĂ©s du lac appartiennent en majoritĂ© Ă  des espĂšces ocĂ©aniques.
Sa faune marine démontre que le lac était autrefois plus salé. En fait, il est évident que les eaux étaient marines.
Donc, Ă  une certaine Ă©poque, l’ensemble de l’Altiplano a Ă©tĂ© soulevĂ©. Les eaux marines ainsi que sa faune se sont retrouvĂ©es emprisonnĂ©es dans les Andes.

Cette précision géologique est importante pour comprendre les contradictions manifestes entre ce que nous livrent les sédiments et les roches et la théorie officielle sur la construction de Tiahuanaco.
A moins de 20 km du lac et plus de 30 m au dessus des cĂŽtes actuelles, se dressent les vestiges monumentaux de Tiahuanaco.

Tiahuanaco : la cité du mystÚre
DÚs le 16e siÚcle, les conquistadors entendirent parler de légendes entourant cette cité. Ils y découvrirent des ruines abandonnées depuis déjà longtemps.
Depuis, plusieurs chercheurs entreprirent des Ă©tudes archĂ©ologiques pour dater l’origine de la citĂ©.

Arthur Posnanski conclut que les origines de cette cité remonteraient à plus de 10 000 ans. Les archéologues plus orthodoxes exprimÚrent leur désaccord et avancÚrent comme date la plus ancienne 100 ans avant notre Úre.

Nous allons essayer de mettre en avant les preuves qui permettent de dater cette cité.
Le point le plus déroutant est que la cité avait autrefois un port, les vestiges sont là pour en attester. Ce port était situé sur le rivage du lac Titicaca.

Donc ces vestiges que nul ne peut nier posent le problĂšme suivant :

Les grandes transformations gĂ©ologiques s’effectuent sur de trĂšs longues pĂ©riodes. L’ensemble de l’Altiplano a Ă©tĂ© soulevĂ©, sans doute Ă  l’occasion des bouleversements gĂ©ologiques qui prĂ©sidĂšrent Ă  la formation de l’AmĂ©rique du Sud.

Il est prouvĂ© que Tiahuanaco Ă©tait autrefois au bord du lac. Partant de ce fait, soit depuis sa construction, le niveau du lac a considĂ©rablement baissĂ© ; soit, le terrain sur lequel se situe la citĂ© s’est surĂ©levĂ©.

Le problùme c’est que le soulùvement de l’Altiplano s’est produit avant l’apparition de l’homme.
Alors quand Tiahuanaco a-t-il été construit ?

Le Professeur A.Posnansky a consacré 50 ans à étudier la cité. Il a livré ses conclusions dans un ouvrage intitulé Tiahuanacu : The Cradle of American Man.

Il y expose ses calculs archĂ©o-astronomiques qui ont Ă©tĂ© corroborĂ©s par plusieurs savants dont le Docteur Hans Ludendorff (Directeur de l’observatoire astronomique de Postdam Ă  l’époque), plusieurs astronomes et astrophysiciens.

Sa conclusion est la suivante :
Les alignements solaires des diverses structures ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s en fonction d’observations des cieux.
Les astronomes confirment que cette observation est largement antérieure à 500 avant notre Úre.
La date de – 15 000 ans avancĂ©e par Posnansky est beaucoup plus vraisemblable.

Tiahuanaco a donc Ă©tĂ© Ă©difiĂ© bien avant l’aube des temps prĂ©historiques.

Des espĂšces disparues
Le monument le plus spectaculaire de Tiahuanaco est sans conteste la Porte du soleil. Pesant 10 tonnes, elle est célÚbre pour les frises de son linteau.

On peut distinguer sur la base de cette frise une tĂȘte d’élĂ©phant. Le dessin est inattendu car les proboscidiens ont disparu d’AmĂ©rique du Sud Ă  la fin du PlĂ©istocĂšne c’est-Ă -dire il y a 10 000 ans.

Une autre espĂšce identifiĂ©e qui apparaĂźt est le Toxodon, un mammifĂšre amphibien qui a prospĂ©rĂ© en AmĂ©rique du Sud Ă  la fin du PliocĂšne (1,6 million d’annĂ©es) et s’est Ă©teint Ă  la fin du PlĂ©istocĂšne (vers – 12 000 ans).
On trouve pas moins de 46 tĂȘtes de toxodontes ciselĂ©es dans la frise.

L’animal apparaĂźt Ă©galement sur des poteries.

D’autres reprĂ©sentations d’espĂšces disparues ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes sur le site : le Shelidoterium et le Macrauchenia.

Le Macrauchenia était un ongulé sud-américain qui a disparu il y a 10 000 ans.
Il est à noter que la fin du PléistocÚne a marqué une extinction de nombreuses espÚces à travers le monde.
En effet, Ă  la fin de cette pĂ©riode, tous les animaux porteurs de trompe, les Ă©lĂ©phantidĂ©s, les fĂ©lins aux dents de sabre, les chalicothĂšres et bien d ‘autres espĂšces sur tous les continents se sont Ă©teints.
Pourtant, les reprĂ©sentations sont bien lĂ  et par dĂ©finition, on ne peut dessiner ou sculpter que ce que l’on connaĂźt.
Ces animaux ont bien Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©s d’aprĂšs nature.
Cela confirme sans aucun doute quoiqu’en disent les archĂ©ologues « traditionalistes » que Tiahuanaco a bien Ă©tĂ© construit avant la fin du PlĂ©istocĂšne.

Un site inachevé
Tiahuanaco n’a jamais Ă©tĂ© achevĂ©. Les travaux et reprĂ©sentations ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s comme si la civilisation qui avait Ă©rigĂ© ces bĂątiments s’était brusquement Ă©teinte.
Il semble probable qu’un Ă©vĂšnement brutal soit survenu. Un cataclysme semble avoir frappĂ© la citĂ© au onziĂšme millĂ©naire avant notre Ăšre.

La dĂ©couverte d’une flore lacustre mĂȘlĂ©e Ă  des ossements humains tendrait Ă  prouver qu’il s’agit d’une inondation.

Une chose est sure et les géologues le confirment, des tremblements de terre ont ravagé la région. Ils eurent pour conséquence de faire monter le niveau des eaux.
Le climat devint beaucoup plus froid.

Ce qui est encore plus surprenant c’est que la population n’a pas quittĂ© Tiahuanaco immĂ©diatement. En effet, on a retrouvĂ© des preuves d’expĂ©riences agricoles sophistiquĂ©es.
Ces expériences semblaient avoir pour objectif de compenser la détérioration du climat.
Notamment, des analyses chimiques de plantes ont été effectuées.
Mais par qui ? A une Ă©poque oĂč nos ancĂȘtres vivaient encore dans des grottes.

Selon des articles parus dans le magazine Nature, la derniÚre inversion géomagnétique a eu lieu il y a 12 400 ans.
Cette date coĂŻncide Ă©trangement avec la disparition de la civilisation de Tiahuanico et de nombreuses espĂšces animales sur Terre.
A quand la prochaine catastrophe planĂ©taire ? La rĂ©ponse est peut-ĂȘtre dans l’alignement des structures.
Nous ne le saurons sans doute jamais, de mĂȘme que cette civilisation restera probablement une lĂ©gende aux yeux de la communautĂ© scientifique traditionaliste.

Source: dinosoria.com/incas.htm

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BĂ©hanzin (GbĂȘhanzin) Hossu Bowelle

Benin (Benin )

<strong><b>BĂ©hanzin</b> (GbĂȘhanzin, GbĂšhanzin) ou <b>BĂ©dazin BoaijĂ©rĂ© Honu BowelĂ©</b>, <b>nĂ© en 1845</b> et <b>mort en 1906</b></strong>, il est traditionnellement (si on ne compte pas Adandozan) <strong><b>le onziĂšme roi d'Abomey</b></strong>. <strong>Roi du Dahomey du 6 janvier 1890 au 15 janvier 1894</strong>, date de sa reddition. Il dĂ©cĂšde Ă  Blida le 10 dĂ©cembre 1906.

Fils de <strong><b>Da-Da GlĂ©-GlĂ© Kini-Kini</b></strong>, mort le 30 dĂ©cembre 1889. Il est d’abord connu sous le nom d'<strong><b>Ahokponu</b></strong> puis de <strong><b>prince Kondo</b></strong> Ă  partir de 1875. <strong><b>Ennemi du roi Toffa de Porto-Novo</b></strong>, territoire rĂ©uni Ă  la colonie du <strong>Dahomey</strong>. Être sacrĂ©, il porte plusieurs titres : <strong><b>Dada</b></strong> (pĂšre de toute la communautĂ©), <strong><b>Dokounnon</b></strong> (dĂ©tenteur et dispensateur de biens), <strong><b>SĂšmĂšdo </b></strong>(maĂźtre du monde), <strong><b>AĂŻnon </b></strong>(maĂźtre de la terre),<strong><b> JĂšhossou </b></strong>(maĂźtre des perles), etc. Son totem est le lĂ©opard. Ses insignes de pouvoir sont le kataklĂš (tabouret tripode), les afokpa (sandales), le avotita (pagne tissĂ© et dĂ©corĂ© de motifs appliquĂ©s), le awĂš (parasol), le mankpo (rĂ©cade), le so (fusil) et le hwi (sabre). <b>Il fut mariĂ© Ă  12 femmes et eut probablement plus de 50 enfants.</b>

<b>Biographie:</b>
En 1875, le <strong>prince Ahokponu</strong> est désigné par son pÚre, <strong>le roi Da-Da Glélé Kini-Kini</strong>, comme héritier du royaume sous le nom de <strong>Kondo</strong>.
<b>Il est couronné le 6 janvier 1890</b>, aprÚs la mort de son pÚre, <strong>le roi Da-Da Glélé Kini-Kini</strong>, le 28 décembre 1889, aprÚs 40 ans de rÚgne. Son combat contre les troupes françaises commandées par le général Alfred Dodds (1892-1894) prend fin le 15 janvier 1894 lorsqu'il signe sa reddition.
Le 30 mars 1894, <strong><b>BĂ©hanzin</b></strong> est dĂ©portĂ© par les autoritĂ©s françaises sur l'Ăźle de la Martinique oĂč, avec sa famille et sa suite, il rĂ©side au Fort Tartenson. Il quitte la Martinique en 1906 et meurt d'une pneumonie Ă  Blida en AlgĂ©rie le 10 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e. Sa dĂ©pouille retrouve le sol ancestral. Il est solennellement inhumĂ© Ă  DjimĂ©, le 9 mars 19282.

<b> L'histoire du Roi BĂ©hanzin</b>:
A la fin du XIXĂšme siĂšcle, les explorateurs Brazza, Nachtigal et Autres Stanley, passionnaient les EuropĂ©ens par leurs rĂ©cits exotiques. Quant au cynique Premier ministre britannique, Lord Salisbury, concernant le partage de l'Afrique, il avouera : Nous nous sommes donnĂ©s les uns aux autres des montagnes, des fleuves et des lacs, alors que - si incroyable que cela puisse paraĂźtre - nous n'avons jamais su exactement oĂč se trouvaient ces montagnes, ces fleuves et ces lacs.

Les puissances europĂ©ennes finissaient ainsi de bĂątir leurs empires coloniaux en nouant alliances et traitĂ©s avec les accords souvent alĂ©atoires de quelques roitelets locaux. Dans leur immense majoritĂ©, les populations africaines restaient toujours exclues du processus. A l’exception des rĂ©sistants intransigeants et opposĂ©s Ă  toute occupation Ă©trangĂšre, la plupart des monarques africains entraient dans le jeu des colons au grĂ© des avantages qu'ils escomptaient en tirer. Mais bien souvent, les choses se gĂątaient Ă  la premiĂšre divergence d'intĂ©rĂȘts. Ainsi, en pleine concurrence franco-allemande et complicitĂ© franco-anglaise sur le contrĂŽle total du territoire de Cotonou (dans l'actuel Etat du BĂ©nin), <strong>le roi d'Abomey</strong>, GlĂ©lĂ©, se rappela au bon souvenir de ces messieurs. <strong><b>Le monarque dahomĂ©en</b></strong> <b>Ă©tait contre l'installation d'un poste de douane français Ă  Cotonou</b>. Peu de temps avant, il avait laissĂ© faire le percement d'une lagune et l'Ă©tablissement du cĂąble. MalgrĂ© cette Ă©vidente bonne volontĂ©, il se plaignit d'avoir essuyĂ© sur son territoire, un obus tirĂ© par un navire de guerre français. <b>Cette attitude inamicale Ă  ses yeux, lui faisait renier tous les traitĂ©s signĂ©s par ses prĂ©dĂ©cesseurs</b>. Et <b>GlĂ©lĂ© d'ajouter que les choses avaient assez durĂ© car les droits sur les territoires africains et l'administration des peuples qui les habitent ne se dĂ©cident pas Ă  Paris ou Ă  Berlin</b>.

<b>Quelques accrochages trĂšs durs sur le terrain, obligĂšrent les Français Ă  nĂ©gocier</b>. Ils proposeront une liste de cadeaux au <strong>souverain dahomĂ©en</strong>, en Ă©change de sa neutralitĂ© dans les affaires du territoire voisin sous leur protectorat. Cette exigence Ă©tait jugĂ©e intolĂ©rable par le monarque qui accepta malgrĂ© tout de recevoir une dĂ©lĂ©gation française. Cette mission sera reçue en novembre 1889 par le <strong>prince Kondo</strong> Ă  la place de son pĂšre malade. En fait de nĂ©gociation, le prince Kondo leur rĂ©cita un inĂ©puisable rĂ©pertoire d'injures. <strong><b>Kondo dĂ©nonçait tous les traitĂ©s antĂ©rieurement signĂ©s et ne reconnaissait aucune souverainetĂ© Ă©trangĂšre sur le territoire voisin de Cotonou. Les nĂ©gociateurs dĂ©couvraient en Kondo l'anticolonialiste soupçonnĂ© depuis longtemps et qui Ă©tait en passe d'accĂ©der au pouvoir car le vieux monarque GlĂ©lĂ© Ă©tait mourant</b></strong>. Devant pareille fin de non-recevoir, <b>Bayol</b> dĂ©cida de se retirer et d'informer les autoritĂ©s françaises sur la situation. Il jugeait inĂ©vitable l'ouverture des hostilitĂ©s. <strong><b>La France rĂ©agit en dĂ©pĂȘchant deux compagnies de tirailleurs sĂ©nĂ©galais et un armement lourd, pour protĂ©ger les Ă©tablissements commerciaux, les factoreries et ses ressortissants</b></strong>. Peu aprĂšs cela, le pays devait apprendre la mort du <strong>roi d'Abomey</strong>.

Son fils <strong><b>le prince Kondo</b></strong> fut <b>couronné</b> sous le nom de<strong><b> Ahydjéré Béhanzin</b></strong> avec pour emblÚme royal, <b>le requin</b>. Le<strong><b> résistant dahoméen</b></strong> eut ainsi <strong><b>les mains libres pour mener campagne contre l'occupation coloniale</b></strong>. <strong><b>Béhanzin</b></strong> annonça d'entrée la couleur en lançant une offensive en direction de la cÎte pour tester le dispositif de l'adversaire. Ensuite, le <strong>chef de guerre africain</strong> se replia pour concentrer ses troupes sur <strong>Abomey</strong>, <strong>Agody</strong> et <strong>les rives de l'Ouémé </strong>avec l'objectif de prendre Porto Novo, fief de son ennemi pro-colonialiste Toffa. <br/>
<strong><b>Les troupes de BĂ©hanzin</b></strong> Ă©taient composĂ©es de <b>15 000 hommes vĂȘtus de pagnes blancs, armĂ©s de couteaux, de machettes et de fusils</b>. <b>Le monarque dahomĂ©en les avait soigneusement sĂ©lectionnĂ©s, musclĂ©s et robustes</b>. <b>Au combat, ces guerriers Ă©taient secondĂ©s par des femmes</b> surnommĂ©es <strong><b>les Amazones vierges du Dahomey</b></strong>.Elles Ă©taient <b>4 000</b> et <b>constituaient la garde personnelle du souverain</b>.
L'existence de ces <strong>troupes de combat composées exclusivement de femmes</strong>, remonte à la fin du XVIIÚme siÚcle. Commandées par une générale, elles encadraient le <strong>souverain</strong> pendant ses expéditions. Toutes ces <strong><b>combattantes amazones vierges du Dahomey</b></strong> étaient <b>soumises à une discipline de fer et devaient observer une chasteté indéfectible</b>.

<b>Tout manquement Ă  cette rĂšgle Ă©tait puni de mort</b>. Ces <strong>femmes combattantes</strong> Ă©taient loyales et rĂ©putĂ©es fĂ©roces au combat. N’obĂ©issant qu’aux ordres directs du monarque, elles Ă©taient rĂ©parties en quatre corps d'armĂ©e :
- Les <strong><b>Gulenentos</b></strong> ou <b>«fusillÚres»</b>, elles sont armées de longs fusils à munitions de fabrication locale.
- Les <strong><b>Nyekplonentos</b></strong> appelées <b>«faucheuses»</b>, sont équipées de grands coutelas en forme de rasoirs et qui tranchent l'ennemi en deux.
- Les <strong><b>Gohentos</b></strong> sont des « archĂšres » armĂ©es de redoutables flĂšches Ă  tĂȘte crochue qui pĂ©nĂštrent et s'accrochent Ă  la chaire comme un hameçon.
- Les <strong><b>Gbetos</b></strong> quant à elles, surnommées les <strong><b> « chasseresses »</b></strong>, sont spécialisées dans le harcÚlement de l'ennemi.

<b>Des renforts venus de l'AriÚge permirent aux autorités coloniales d'occuper Cotonou et d'en expulser les Dahoméens</b>. <strong><b>Béhanzin</b></strong> réagit en attaquant d'abord <strong><b>Zogba</b></strong> puis <strong><b>infligea quelques pertes aux troupes coloniales le 4 mars au cours de l'attaque de Cotonou</b></strong>. Par la suite, <strong><b>le monarque dahoméen réussira l'encerclement de Porto Novo le 19 avril 1890</b></strong>. Quant au combat de Atchoupa, d'une rare violence, il fut trÚs éprouvant pour les deux armées. Pendant cette <strong><b>premiÚre crise franco-dahoméenne</b></strong>, <b>un des administrateurs de </b> <strong><b>Béhanzin</b></strong> <b>avait pris en otage les Français de Ouidah. Béhanzin les fera libérer le 8 mai aprÚs leur avoir dicté une lettre au « roi de France »</b>. Ce dénouement inattendu devait détendre quelque peu l'atmosphÚre surtout à la veille de l'ultimatum fixé par le commandant français Fournier. Ce dernier menaçait de bombarder Ouidah le 9 mai si les otages n'étaient pas libérés. AprÚs ces incidents, Paris lança une grande offensive diplomatique pour conclure un traité de paix avec Béhanzin. Mais le monarque dahoméen devait prendre en otage la premiÚre délégation.

Sans se dĂ©courager, les Français enverront d'autres Ă©missaires dont le pĂšre DorgĂšre qui rĂ©ussira Ă  amener tout le monde autour d'une table de nĂ©gociation le 15 septembre 1890 Ă  Ouidah. Alternant sĂ©duction et menaces, les envoyĂ©s de BĂ©hanzin finirent par accepter un accord le 3 octobre 1890 par lequel les deux parties s'engageaient Ă  respecter tous les traitĂ©s antĂ©rieurement signĂ©s. En prime, BĂ©hanzin obtenait une indemnitĂ© annuelle de 20 000 francs pour l'occupation du territoire voisin de Cotonou. Les Français Ă©taient satisfaits des termes de cet arrangement qui en plus leur permettaient de gagner du temps. Mais dans son royaume, ce traitĂ© renforçait le prestige de BĂ©hanzin car, aux yeux de ses sujets il Ă©tait perçu comme une capitulation. Pour les DahomĂ©ens, si les Français avaient privilĂ©giĂ© ce moyen, c'est bien parce qu'elles ne pouvaient battre BĂ©hanzin sur le terrain. Grave erreur d’apprĂ©ciation, car la mission Audeoud qui suivit, conduite par une dĂ©lĂ©gation interarmĂ©es, n’avait que pour vĂ©ritable but, d’espionner BĂ©hanzin. Les missionnaires militaires avaient reçu l’ordre d'Ă©valuer les forces du monarque dahomĂ©en et d'Ă©tudier le terrain pour des opĂ©rations futures. Ils allaient nĂ©anmoins ĂȘtre ridiculisĂ©s par BĂ©hanzin. Ces personnalitĂ©s reprĂ©sentant la France ignoraient tout des coutumes locales. Ainsi, elles s'Ă©taient munies de branches de palme, pensant par ce geste, affirmer la sincĂ©ritĂ© du traitĂ© signĂ© et s'engageaient Ă  respecter une paix durable. Or, dans les royaumes locaux, il s'agissait d'une demande de pardon, une attitude humiliante qui amusa beaucoup les Africains pliĂ©s de rire et de moqueries sous l’Ɠil complice de BĂ©hanzin. En fait, le monarque dahomĂ©en Ă©tait Ă©prouvĂ© par les durs combats de Porto Novo. Aussi, pour gagner du temps et rĂ©organiser son armĂ©e, il avait tout simplement signĂ© le traitĂ© du 3 octobre. Les Français ne tarderont pas Ă  comprendre car dĂšs le mois de juin 1891, BĂ©hanzin acquit 5000 fusils pour ses hommes. Ensuite, au mĂ©pris du rĂ©cent traitĂ© signĂ©, il lança une sĂ©rie d’attaques meurtriĂšres sur le territoire voisin sous protectorat français. Entre septembre 1891 et mars 1892 BĂ©hanzinBĂ©hanzin poursuivra ses attaques jusqu’à celle de l'OuĂ©mĂ© qui devait provoquer une rĂ©action française. A la tĂȘte d'un dĂ©tachement de tirailleurs, le gouverneur Ballot fera face Ă  BĂ©hanzinBĂ©hanzin au cours d’un bref mais violent affrontement. L’officier français fera ensuite un rapport Ă  Paris au sujet de ces incidents tout en protestant officiellement auBĂ©hanzinprĂšs de BĂ©hanzin. <b>Toujours ironique, provocateur et fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, voici lBĂ©hanzines rĂ©ponses que BĂ©hanzin lui fit parvenir</b> :

<b>Je vous adresse ces deux lignes pour avoir des nouvelles de votre santĂ© et en mĂȘme temps vous dire que je suis bien Ă©tonnĂ© du rĂ©cade (message) que Bernardin a apportĂ© au cabĂ©cĂšre Zodohouncon pour ĂȘtre communiquĂ© au sujet des six villages que j'avais dĂ©truits il y a trois ou quatre jours. Je vous garantis que vous vous ĂȘtes bien trompĂ©. Est-ce que j'ai Ă©tĂ© quelques fois en France faire la guerre contre vous ? Moi je reste dans mon pays, et toutes les fois qu'une nation africaine me fait mal, je suis bien en droit de la punir. Cela ne vous regarde pas du tout. Vous avez eu bien tort de m'envoyer ce rĂ©cade, c'est une moquerie ; mais je ne veux pas qu'on se moque de moi, je vous rĂ©pĂšte que cela ne me fait pas plaisir du tout. Le rĂ©cade que vous m'avez envoyĂ© est une plaisanterie et je le trouve extraordinaire. Je vous dĂ©fends encore et ne veux pas avoir de ces histoires. Si vous n'ĂȘtes pas content de ce que je vous dis, vous n'avez qu'Ă  faire tout ce que vous voudrez, quant Ă  moi, je suis prĂȘt. Vous pouvez venir avec vos troupes ou bien descendre Ă  terre pour me faire une guerre acharnĂ©e. Rien d'autre </b>

Agréez, Monsieur le gouverneur, mes salutations sincÚres.

<b>BĂ©hanzin</b>, roi du Dahomey

Le 28 novembre 1891, le parlement français refusera de verser à Béhanzin les 20 000 francs promis au traité d'octobre 1890. Le souverain dahoméen adressa la lettre suivante au gouverneur Ballot :

Je viens d'ĂȘtre informĂ© que le gouvernement français a dĂ©clarĂ© la guerre au Dahomey et que la chose a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e par la chambre de France. Je vous prĂ©viens que vous pouvez commencer sur tous les points que vous voulez et que moi-mĂȘme je ferai de mĂȘme, mais je vous avise que si un de nos villages est touchĂ© par le feu de vos canons, tels que Cotonou, Godomey, Calavi, AvrĂ©kĂ©tĂ©, Ouidah et Agony, je marcherai directement pour briser Porto Novo et tous les villages appartenant au Porto Novo...

La premiĂšre fois je ne savais pas faire la guerre, mais maintenant je sais. J'ai tant d'hommes qu'on dirait des vers qui sortent des trous. Je suis le roi des noirs et les blancs n'ont rien Ă  voir Ă  ce que je fais. Les villages dont vous parlez sont bien Ă  moi, ils m'appartiennent et voulaient ĂȘtre indĂ©pendants, alors que j'ai envoyĂ© les dĂ©truire et vous venez toujours vous plaindre. Je dĂ©sirerais savoir combien de villages français indĂ©pendants ont Ă©tĂ© brisĂ©s par moi ? roi du Dahomey. Veuillez rester tranquille, faire votre commerce Ă  Porto Novo, comme cela nous resterons toujours en paix comme auparavant. Si vous voulez la guerre je suis prĂȘt. Je ne la finirai pas quand mĂȘme elle durerait cent ans et me tuerait 20 000 hommes.

DĂšs lors, la rupture Ă©tait on ne peut plus consommĂ©e et la deuxiĂšme campagne du Dahomey inĂ©vitable. La France allait encore se lancer dans la guerre. Cette fois, Paris dĂ©cida d'employer les grands moyens pour venir Ă  bout de ce guerrier insolent qui ne cessait de narguer son pouvoir. C’est le PrĂ©sident de la rĂ©publique en personne, M. Sadi Carnot, qui nommera Ă  la tĂȘte du corps expĂ©ditionnaire, un soldat d'Ă©lite en la personne du colonel Dodds (MĂ©tis sĂ©nĂ©galais), et l'investira des pouvoirs militaires et civils. Pour mener Ă  bien sa mission, Dodds disposera du quatriĂšme rĂ©giment d'infanterie de marine et plus tard, de 800 lĂ©gionnaires, de deux escadrons de spahis sĂ©nĂ©galais, de six compagnies de tirailleurs sĂ©nĂ©galais et d'un armement lourd des plus modernes. Au total, le corps expĂ©ditionnaire commandĂ© par Dodds sera composĂ© de plus de 3 000 hommes. C’est Ă©galement lors de cette campagne que les premiĂšres balles explosives furent expĂ©rimentĂ©es par les troupes françaises contre les hommes de BĂ©hanzin.

Pour gĂȘner le ravitaillement des forces dahomĂ©ennes en armes et en munitions, Dodds commencera sa campagne en dĂ©crĂ©tant un blocus Ă©conomique. Le 26 juin 1892 aprĂšs un temps d'observation, BĂ©hanzin passait Ă  l'attaque sur le lac Denham. Dodds rĂ©agira en attaquant Zobbo. L’officier français donnera Ă©galement l’ordre de bombarder Godomey, Abomey, Calavi et Ouidah. Le 19 septembre de violents combats se dĂ©roulĂšrent Ă  Dogba oĂč BĂ©hanzin avait encore dĂ©cidĂ© d'attaquer. Le 4 octobre les troupes coloniales subiront l’assaut des femmes guerriĂšres de BĂ©hanzin, les Amazones vierges du Dahomey. Dodds contiendra cette attaque et occupera le pont stratĂ©gique de la riviĂšre Pokissa. Entre le 13 et le 17 octobre 1892, les troupes françaises - lĂ©gionnaires et tirailleurs sĂ©nĂ©galais -, feront face Ă  de nouvelles offensives de BĂ©hanzin toutes plus violentes les unes que les autres et particuliĂšrement Ă  OumbouĂ©mĂ© et Akpa.

A la suite de quoi, Dodds dĂ©cida de se replier. L’officier français avouera 21 tuĂ©s et 136 blessĂ©s. Il reprendra le combat quelques jours plus tard pour occuper le palais sacrĂ© de DjĂ©houĂ©. Il l'abandonnera suite Ă  un combat meurtrier contre les forces dahomĂ©ennes. Il faudra Ă  l'officier français, faire charger les SĂ©nĂ©galais Ă  la baĂŻonnette dans un mĂ©morable corps Ă  corps pour en dĂ©loger BĂ©hanzin. Enfin, le moment de livrer la derniĂšre bataille arriva en ce matin du 4 octobre 1892. BĂ©hanzin mobilisa tous ses combattants encore valides, appuyĂ©s par les courageuses Amazones vierges du Dahomey et mena l'assaut final Ă  la tĂȘte d'une armĂ©e d'un autre Ăąge. Son Ă©lan allait ĂȘtre brisĂ© par une technologie et des moyens modernes. Le rĂ©sistant africain laissera 4 000 morts et 800 blessĂ©s sur le terrain. Les troupes coloniales malgrĂ© leur supĂ©rioritĂ© en armement moderne, n’auront pas effectuĂ© qu’une simple promenade militaire pour terrasser BĂ©hanzin. Le bilan de leur campagne s'Ă©lĂšve Ă  93 morts au combat dont 15 officiers et 440 blessĂ©s. 205 hommes de leur corps expĂ©ditionnaire mourront Ă©galement de maladie ou des suites de leurs blessures. BĂ©hanzinBĂ©hanzinBĂ©hanzinBĂ©hanzin se retirera pour mĂ©diter pendant plusieurs mois Ă  AtchĂ©rigbĂ©. AprĂšs avoir fait des adieux poignants au dernier carrĂ© de ses fidĂšles, le monarque dahomĂ©en ira se rendre en janvier 1894. Son adversaire Dodds, sera nommĂ© gĂ©nĂ©ral aprĂšs cette campagne. L’officier français notera dans son rapport de fin de mission : «Il n'appartient qu'au gouvernement français de fixer les conditions de la reddition, telles qu'elles soient acceptĂ©es pour un adversaire dont il faut reconnaĂźtre le courage et l'Ă©nergie.» Ainsi, ce fut le premier hommage rendu au grand rĂ©sistant dahomĂ©en qu'Ă©tait AhydjĂ©rĂ© BĂ©hanzin. Et venant de l’homme qui l’a combattu aussi durement, cela n'en est que plus apprĂ©ciable. Le roi BĂ©hanzin sera d'abord dĂ©portĂ© au fort Tartenson Ă  la Martinique oĂč il vĂ©cut une belle histoire d'amour avec la jeune crĂ©ole RĂ©gina. BĂ©hanzin dira de cette femme qu’elle Ă©tait adorable et Ă©trange car, si pleine de l’Afrique mais si diffĂ©rente de l’Afrique. Ensuite, les Français, sous la pression de l’opinion publique et de la presse, transfĂ©reront BĂ©hanzin - qui souhaitait mourir en terre africaine - Ă  Blida en AlgĂ©rie oĂč il dĂ©cĂ©dera en 1906.

Source : « MEMOIRE D’ERRANCE » Par Tidiane N’Diaye

<b>DĂ©part pour la Martinique</b>:
<b>BĂ©hanzin en se rendant, et en partant du Dahomey ne pensait pas partir en exil mais plutĂŽt Ă  la rencontre du « Roi de France » avec qui il allait pouvoir parler d’homme Ă  homme, de souverain Ă  souverain, sans intermĂ©diaire </b><br/>

(confĂšre: http://blaisap.typepad.fr/bninr/2007/12/twutu-le-prince.html)

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Aminatou de Zaria (Nigéria), Reine GuerriÚre Haoussa, Femme aussi capable qu'un homme

Nigeria (Nigeria )

<strong><b>Aminatou</b> (ou <b>Amina</b>)</strong> a vécu au <b>16Úme siÚcle</b> (1533 environ) dans <strong><b>les Cités-Etats Haoussa </b></strong> (au nord-est de l'actuel <strong><b>Nigeria</b></strong>) qui regroupaient <strong>les états de Biram, Daoura, Katsina, Zazzaou (ou Zaria), Kano, Rano, et Gobir,</strong> et <b>qui dominaient le commerce d'Afrique Noire Sub-Saharienne</b>. Elle était de <b>confession musulmane</b> et a régné sur <strong><b>Zazzaou</b> (ou <b>Zaria</b>)</strong> pendant plus de <b>34 ans</b>. Les historiens ne parviennent pas à se mettre d'accord quant aux détails de son histoire, et certains contestent le fait qu'elle ait été Reine. Toutefois, les Chroniques de <strong><b>Kano</b></strong>, un recueil d'écrits anonymes des <strong>Haoussa</strong>, nous relatent les aventures de cette fameuse reine guerriÚre.

<strong><b>Aminatou</b> (1533- 1610)</strong> qui deviendra plus tard <strong><b>la 24Ăšme heba de Zazzaou</b> (nom qui Ă©tait donnĂ© aux dirigeants du pays) </strong>n'est qu'une adolescente de 16 ans lorsque <b>son pĂšre Magajiya Bakwa Turunku </b> devient <strong><b>le 22Ăšme Roi de Zazzaou</b></strong>. Sa mĂšre, qui devient alors Reine-MĂšre, dĂ©cide de <b>renommer la ville &quot;Zaria&quot;,</b> du prĂ©nom de la soeur d'Aminatou pour qui elle a plus de prĂ©fĂ©rence. Durant le rĂšgne de son pĂšre, le pays connait une pĂ©riode de paix et de prospĂ©ritĂ©, mĂȘme si ce dernier organisera quelques campagnes militaires dans une perspective commerciale.

Les occupations de la jeune femme qu'est Aminatou Ă  cet Ă©poque n'ont rien de similaires Ă  ceux des autres jeunes femmes de son Ăąge. En effet, <b>elle passe plus de temps Ă  s'entraĂźner avec les soldats de l'armĂ©e de son pĂšre qu'Ă  se prĂ©occuper de son apparence ou Ă  rĂȘver du prince charmant</b>. Et ce n'est pas parce qu'elle est la fille du Roi ou parce qu'elle y est obligĂ©e, <b>mais parce qu'Aminatou a une passion: l'art de la guerre</b>.

<b>A la mort de son pÚre</b> en <b>1566</b>, et selon la <b>coutume Haoussa</b>, <b>son frÚre Karama</b> devient <strong><b>Roi de Zazzaou</b></strong>, malgré son plus jeune age qu'<strong><b>Aminatou</b></strong>. Cependant, <strong><b>Karama</b> ne rÚgnera qu'une dizaine d'année aprÚs une mort soudaine, laissant le trÎne à Aminatou qui prend sa place sans aucune hésitation</strong>.

<b>Ni le peuple, ni les militaires de l'armée de Zazzaou ne sont effrayés quant à son ascension au trÎne</b>, car bien qu'elle ne soit qu'une femme, <strong><b>Aminatou</b></strong> a déjà révélé <b>des dons extraordinaires en art militaire</b>. De surcroit, <b>elle est dotée d'une force physique inégalable </b>qui lui vaut le surnom de <strong><b>&quot;femme aussi capable qu'un homme&quot;</b></strong>. En réalité, <strong><b>Aminatou</b></strong> avait déjà dirigé la cavalerie de son peuple à plusieurs reprises durant le rÚgne de son frÚre.

<b>DÚs son intronisation, elle lance sa premiÚre expédition militaire qui va durer trois mois</b>. Elle organise de multiples campagnes militaires car son but est d'agrandir le territoire de Zazzaou en s'emparant des villes situées au-delà des frontiÚres. Le chroniqueur P.J.M. McEwan nous cite ces passages des Chroniques de <strong><b>Kano</b></strong>:

&quot;<b>Aminatou s'empara de toutes les villes du Nord autour de Kwararafa et celles du sud autour de Nupe</b>. Elle domina donc une grosse partie de la région d'<strong>Haoussaland</strong>, mais alla bien au-delà, en prenant contrÎle du territoire de <strong><b>Kasashen Baouchi</b></strong>. <strong><b>Aminatou</b></strong> posa sa domination sur toute les routes commerçantes qui reliaient <strong><b>l'ouest du Soudan à l'Egypte</b></strong>. Elle réussit aussi à conquérir <strong><b>une partie du nord du Mali</b></strong>. &quot;

<strong><b>Aminatou</b></strong> construira <b>des rempars</b> tout autour des rĂ©gions qu'elle rĂ©ussira Ă  conquĂ©rir, <b>murs qui porteront le nom de &quot;Ganuwar Aminatou&quot;</b> ou<b> &quot;Murs d’Aminatou&quot;</b> dont <b>certains existent encore aujourd'hui et embellissent fiĂšrement le paysage de certaines villes Haoussa.</b>

Selon la lĂ©gende, <b>Amina refusera de se marier et mĂȘme d'avoir des enfants</b>. Par contre, <b>dans chaque territoire qu'elle ira conquĂ©rir, elle passera la nuit avec un homme de son choix</b>. Le lendemain des Ă©bats, <b>elle tuera l'amant malheureux pour que ce dernier ne se vente pas d'avoir eu des relations intimes avec elle</b>.

Voici un extrait de l'ouvrage &quot;Gifts For Queen Amina&quot; de Lyn Reese, tiré des histoires des Chroniques de Kano. Le personnage principale, un jeune homme nommé Lami, raconte sa visite au palais de la Reine Aminatu:

La salle du trÎne était déjà pleine des membres de la Cour qui attendaient <b>la Reine</b>. Lami et Marka venaient juste de trouver une place dans un coin, à cÎté du trompettiste qui lui aussi attendait le signal pour annoncer la Reine. <b>Un chanteur éleva la voix pour chanter les louanges racontant les exploits et les victoires d'Amina durant les différentes guerres menées</b>. Il chantait en dirigeant son index vers la foule. La trompette sonna et les tnombreux tambours royaux suivirent le son. <b>Les deux gardes du corps personnels de la Reine apparurent (...). Eux seuls dans la salle du trÎne avaient le droit de porter des armes</b>. La <strong><b>Reine</b></strong> fit son entrée et <b>toute la salle se prosterna, front contre terre</b>. Personne n'avait le droit de se lever tant que la Reine n'avait pris la parole. Du coin de l'oeil, Lami pu contempler la Souveraine et constata qu'<b>elle était d'une grande beauté.</b> Grande de taille et imposante physiquement, Lami pensa qu'elle avait le teint aussi noire que sa mÚre. <b>Elle portait une tenue en soie jaune et marron, un énorme collier en or et corail, des bracelets et des bagues en cuivre. Sa coiffure était ornée d'un large tissus doré et il s'agissait pour Lami de la plus belle coiffure qu'il n'avait vu jusque là</b>.&quot;

<strong><b>Aminatou Zazzaou</b></strong> <b>restera Ă  jamais gravĂ©e dans la mĂ©moire collective des NigĂ©rians</b> qui la surnomment <strong><b>&quot;la Reine GuerriĂšre des Haoussa&quot;</b></strong>, et <b>c'est mĂȘme d'elle que s'est inspirĂ© le crĂ©ateur de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Xena la GuerriĂšre</b>.

Au <strong><b>NigĂ©ria</b></strong>, beaucoup se souviennent certainement de cette chansonnette populaire de leur enfance qui dit <b>&quot;AMINATU, YAR BAKWA TA SAN RANA&quot;</b> ce qui signifie <b>&quot;Aminatou fille de Nikatau, femme aussi capable qu’un homme&quot;</b>.

Source: reinesheroinesdafrique.doomby.com/pages/recits-des-reines-heroines/aminatou-de-zaria.html

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MĂšre Teresa, la dame au ''coeur en or''

India (India )

<b>1. Biographie de mùre Teresa – Enfance et adolescence au Kosovo</b>
La vie de mĂšre Teresa de Calcutta a commencĂ© au Kosovo. AgnĂšs Gonxha Bojaxhiu, d’une famille d’origine albanaise, est nĂ©e le 26 aoĂ»t 1910 Ă  Skopje, capitale du Kosovo. A l’ñge de douze ans, AgnĂšs commence Ă  ressentir l’appel de se consacrer Ă  Dieu.
La vie de mĂšre TĂ©rĂ©sa comporte alors deux pĂ©riodes bien tranchĂ©es : sa vie dans l’institut de sƓurs de Lorette et sa vie dans l’ordre des Missionnaires de la charitĂ©.

<b>2.Biographie de mùre Teresa- Religieuse dans l’institut des sƓurs de Lorette</b>
A l’ñge de dix-huit ans, en 1928 elle entre Ă  l’Institut des &quot;SƓurs de Lorette&quot;, en Irlande. En 1929 elle est envoyĂ©e Ă  Calcutta.<b> En 1931</b>, aprĂšs deux annĂ©es de noviciat, <b>elle fait sa premiĂšre profession de foi</b> et elle prend le nom de <strong><b>TĂ©rĂ©sa</b></strong>. Elle enseigne gĂ©ographie Ă  l’école Sainte-Marie Ă  Calcutta ou elle est nommĂ©e directrice en 1944. Elle reçoit l’appel de consacrer sa vie aux pauvres des bidonvilles. En 1946 avec le soutien de l’archevĂȘque de <strong>Calcutta</strong> elle obtient du pape Pie XII la permission de quitter l’ordre des &quot;SƓurs de Lorette&quot;.

<b>3.Biographiede mÚre Teresa- Fondation des Missionnaires de la charité</b>
En 1948, la vie de mĂšre Teresa de Calcutta se transforme. C’est un tournant dans la biographie de mĂšre Teresa. Elle s’installe dans un bidonville (Ă  Taltola) avec quelques autres religieuses qui l’ont suivie. Elle fait la fondation des Missionnaires de la charitĂ©, Ă©tablie officiellement dans le diocĂšse de Calcutta en 1950. Les missionnaires de la CharitĂ© sont des religieuses.
Elle prend dĂ©sormais le nom de MĂšre Teresa,car elle a choisi la petite ThĂ©rĂšse comme patronne et guide vers la saintetĂ©. Durant plus de 40 ans, la vie de mĂšre TĂ©rĂ©sa a Ă©tĂ© consacrĂ©e aux pauvres, aux malades, aux laissĂ©s pour compte et aux mourants Cela commença avec l’ouverture du ‘mouroir’ de Calcutta pour assurer une fin digne Ă  ceux qui, leur vie durant, avaient vĂ©cu &quot;comme des bĂȘtes&quot;. -En 1996, la congrĂ©gation des Missionnaires de la charitĂ© comptait 517 missions dans plus d’une centaine de pays.Il y a actuellement prĂšs de 4 000 sƓurs Missionnaires de la CharitĂ©.

<b>4. Prix Nobel de la Paix</b>
Elle a reçu plusieurs rĂ©compenses pour son travail, notamment le Prix de la Paix du Pape Jean XXIII en 1971 et le Prix Nobel de la Paix en 1979 pour son action en faveur des dĂ©shĂ©ritĂ©s en Inde. . Elle a utilisĂ© sa notoriĂ©tĂ© mondiale pour attirer l’attention du monde sur des questions morales et sociales importantes.

<b>Biographie de mĂšre Teresa-Mort de mĂšre Teresa en 1997</b>

AprĂšs un premier infarctus en 1983, sa santĂ© se dĂ©tĂ©riore sĂ©rieusement Ă  partir de 1990. Suite Ă  une crise de paludisme et Ă  un arrĂȘt cardiaque, elle abandonne ses responsabilitĂ©s Ă  la tĂȘte de la communautĂ© en mars 1997. Pendant ses 10 derniĂšres annĂ©es elle a Ă©tĂ© souvent malade et hospitalisĂ©e. La vie de mĂšre TĂ©rĂ©sa a Ă©tĂ© assez longue. La mort de mĂšre Teresa a eu lieu en effet Ă  87 ans le 5 septembre 1997. Elle est morte dans son couvent de Calcutta.
L’Inde a dĂ©clarĂ© le lendemain de sa mort jour de deuil national. Elle a offert des funĂ©railles nationales Ă  sa plus grande hĂ©roĂŻne depuis Gandhi. La mort de MĂšre Teresa a Ă©tĂ© l’occasion d’un hommage unanime; ses obsĂšques ont rassemblĂ© des croyants de toutes les religions. Les funĂ©railles de MĂšre Teresa ont Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©es dans le Stade de Calcutta, les sƓurs avaient prĂ©parĂ© l’autel pour la Messe.

<b>Les biographies de mĂšre Teresa</b>
Une biographie de mÚre Teresa a été écrite en 2004 par Navin Chawla écrivain indienhaut fonctionnaire de confession hindoue. Dans son livre Le Royaume de sa nuit (Editions First), Olympia Alberti fait une biographie de mÚre Teresa.

Source: lemondeducielangelique.centerblog.net

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L'histoire du peuple Bassa des 4 coins du monde

Cameroon (Cameroon )

<b>Le peuple Bassa</b> est Ă©parpillĂ© du LibĂ©ria Ă  Malindi en passant par le Cameroun. ll tire son origine de l'<b>ancienne NUBIE</b> Ă  la frontiĂšre de l'Egypte, Soudan et le Nil. Le repĂšre actuel est le barrage d' Assouan. <b>Les Bassa (Babimbi) du Cameroun</b> sont issus de ce grand peuple. Ce n’est pas dans une sorte de «BASSA CODE» Ă  la Dan Brown(DaVinciCode)que nous nous dirigeons mais simplement dans un petit voyage dans le labyrinthe historique de ce peuple que le temps et les conquĂȘtes ont fragilisĂ©.

<strong><b>Le peuple Bassa</b></strong>
L’un des plus anciens peuples reparti dans l’Afrique de l’Ouest est le peuple <strong>Bassa</strong>. On le retrouve dans les zones forestiĂšres partant du SĂ©nĂ©gal jusqu' en Afrique centrale. Certaines colonies comme celle du <b>LibĂ©ria</b> et du <strong><b>Cameroun</b></strong> ont gardĂ© le nom <strong>Bassa</strong>. Par ailleurs la plupart ont gardĂ© le nom du clan auquel ils ont appartenu. <b>Son exode commence de l’Egypte ancienne</b> vers le <b>Sud du Sahara </b>.

<strong><b>L’histoire du peuple Bassa</b></strong> est un amalgame de tessons en argile parsemĂ©s par le temps le long du Nil jusqu’aux AmĂ©riques. Il faudra s’armer de prudence dans la fouille des vestiges pour ne pas effriter le peu de piĂšces rĂ©cupĂ©rables.

Les recherches ethnologiques pour remonter le temps Ă©tant laborieuses, il ne reste que les recherches par l’ADN pour espĂ©rer un jour reconstituer une partie du puzzle. NĂ©anmoins les quelques tessons que nous pouvons rĂ©cupĂ©rer ne peuvent que nous aider Ă  entamer l’esquisse de notre histoire pour les gĂ©nĂ©rations futures.

<strong><b>La NUBIE</b></strong>
<b>Le peuple Bassa est issu en grande majoritĂ© de la </b><strong><b>Nubie</b></strong>, une ancienne mĂ©tropole Ă©conomique. DĂšs l’ancien Empire, les Egyptiens font des expĂ©ditions en NUBIE d’oĂč ils ramĂšnent l’or, pierres prĂ©cieuses, de l’ivoire et du bĂ©tail pour finalement la piller.L'Egypte a fini par l’annexer et Ă©tendre sa puissance jusqu’aux limites de l’Afrique noire. L'Egypte ancienne NĂ©gro-africaine, s’appelait KEMET

La Nubie a subi les invasions pharaoniques, éthiopiennes, arabes ainsi que des phénomÚnes naturelles telles des inondations.

Saba autre grand pays de la mĂȘme Ă©poque a subi le mĂȘme sort.

On sait que la plupart des noirs dans l’Egypte ancienne Ă©taient originaires de la Nubie, Saba, Ethiopie etc... Ils Ă©taient considĂ©rĂ©s avec le peuple Juif comme des Ă©migrĂ©s. Ils occupaient des emplois tertiaires et agricoles. Ils ne participaient pas dans les grands travaux de constructions des pharaons. Seuls les croyants y participaient (acte de foi).

<b>Cap vers le Sud Ouest en s’éloignant du Nil</b>.
Alors que les Juifs profitĂšrent d’une marĂ©e basse miraculeuse (ou tsunami ?) pour traverser la mer rouge, les Bassa choisirent la longue traversĂ©e des cols dĂ©sertiques du Sud de l’Afrique pour Ă©chapper aux reprĂ©sailles punitives et sanglantes qui s’en suivirent.

L’étranger Ă©tait devenu le traĂźtre et l’ennemi du grand peuple d’Egypte.

Cette exode fut prĂ©cipitĂ©, les Bassa n’emportĂšrent que or et pierres prĂ©cieuses objets de convoitise des pillards.

Ce fut un exode assez rapide. DirigĂ©s vers les zones arides et escarpĂ©es du dĂ©sert du Tchad actuel, dans un premier temps les exilĂ©s se sont retrouvĂ©s autour de BodĂ©lĂ© , puis ont suivi le fleuve Logone pour se rĂ©fugier Ă  Guelingdeng pour enfin gagner l’ouest par les monts Mandara.

Longtemps terrĂ©s dans les monts et pics de la rĂ©gion Mandara qui leur rappelaient les rĂ©gions de la Nubie, les conquĂȘtes arabes, les y dĂ©logĂ©rent.

A partir de ce moment, bien que dĂ©pouillĂ©s de leurs trĂ©sors, les Bassa choisirent de gagner les zones forestiĂšres. Toujours est-il qu’ils ont choisi cette fois de se rĂ©fugier dans des zones forestiĂšres moins accessibles Ă  la cavalerie des prĂ©dateurs et conquĂ©rants. StratĂ©gie utilisĂ©e quelques siĂšcles aprĂšs dans les marrons aux caraĂŻbes (Les esclaves noirs se cachaient dans les marrons endroits escarpĂ©s entre les vallĂ©es et montagnes pour fuir leurs maĂźtres).

<b>Qui sont les véritables </b><strong><b>Bassa</b></strong><b>?</b>
Ne cherchons aucunement de similitudes de langues ni des us et coutumes pour dĂ©terminer l’appartenance au peuple Bassa. Le monde a tellement bougĂ© qu'Ă  cause du mĂ©tissage toutes les donnĂ©es sont biaisĂ©es(traditions,traits distinctifs, rĂ©ligions etc...)

<b>Que signifie le mot « Bassa » ?</b>
Au risque de dĂ©cevoir, il n’y a aucune Ă©tymologie de noblesse, ni de spiritualitĂ© associĂ©e au Nom « BASSA ». Certains sont mĂȘme arrivĂ©s Ă  traficoter le nĂ©ologisme « Basaa« pour dĂ©signer le Bassa du Cameroun. Est-ce une erreur dĂ©libĂ©rĂ©e ou un raccourci de certains historiens ? Quelle signification donnerait donc le Bassari du SĂ©nĂ©gal ou le Bassa du LibĂ©ria?

Il serait hasardeux de donner une signification quelconque au mot Bassa. D'autre part on note que de la Turquie, jusqu’au pourtour de la mer rouge le mot « Bassa » a diverses significations.On peut retenir « pacha »

Pourquoi « PACHA»

En Turquie le mot « Bassa » signifie « Pacha »Or la NUBIE Ă©tait un pays trĂšs riche. Les Ă©gyptiens l’appelaient «pays de Koush » Pays de riches, de fortunĂ©s. Aujourd’hui la langue bassa du Cameroun dĂ©signe le mot « fortune » par « nkus». Est-ce une coĂŻncidence ?

<b>Alphabet </b><strong><b>Bassa</b></strong><b> ou &quot;Vah&quot;</b>

Il aurait été anormal qu'un si vieux peuple qui a eu un si grand rÎle dans la civilisation Egyptienne et Nubienne n'ait pas eu droit à l'écriture. Il existe un vrai alphabet Bassa. En 1920 un Bassa nommé Dr FLO Darvin a découvert que les premiers esclaves noirs issus du peuple Bassa utilisaient un alphabet commun. Ils écrivaient avec du charbon de bois. Cet alphabet s'appelle &quot;Vah&quot;. Ils s'en servaient pour passer des message entre eux. Des associations dans l'Afrique de l'Ouest et aux Amériques essaient avec succÚs de donner vie à ce trésor retrouvé.

Evidemment ceci ne fera parti que des nos archives. Soyons objectifs car si l'araméen, le latin et l'ancien alphabet grec ont disparu , le &quot;vah&quot; restera historique et réservé aux initiés ou passionnés .

Il Ă©tait une fois l'exode du Peuple Bassa

OĂč trouve-t-on les Bassa?

Leur exode les conduit au Libéria, Cameroun, Mozambique

AMERIQUES

Une immigration datant du XVeme siĂšcle

Dans le cas de l’Outre atlantique l’étude est basĂ©e sur les points de d’embarquement et de dĂ©barquement des bateaux nĂ©griers. Il est vrai que la liste n’est pas exhaustive.

Les Bassas en mĂȘme temps que les BamilĂ©kĂ©s ont Ă©tĂ© les victimes de la derniĂšre vague d'esclavages ( appelĂ©s dans les caraĂŻbes les&quot; Bossales&quot;)du XVII et XVIII Ăšme siĂšcle.

Une majorité en Géorgie

Sud du Brésil et Guyane.

Antilles

Une grande colonie Ă  St Kitts ; au Nord-ouest de HaĂŻti (GonaĂŻves)

Aussi surprenant qu’émouvant certains esclaves ont prĂ©servĂ© secrĂštement, gĂ©nĂ©rations aprĂšs gĂ©nĂ©rations leurs noms africains. En exemple une grande famille Ă  St Kitts rĂ©pondant au nom de BAYEMI. En HaĂŻti il y au eu (issus de la derniĂšre vague d’esclaves du 18 Ăšme siĂšcle) MAKANDAL et BOOKMAN (l'infirme)les deux artisans du dĂ©but des soulĂšvements de la lutte de l’indĂ©pendance en HaĂŻti puis un certain BIASSOU (Dahomey) alias TOUSSAINT LOUVERTURE le vaillant gĂ©nĂ©ral qui vainquit NapolĂ©on en 1792.

AFRIQUE

Ethiopie

Recherches en cours autour de la tribu Oroma

Lamu

Petit coin tranquille dans la corne de l'Afrique oĂč cohabitent des nubiens, des anciens esclaves Peuls (KangKang Moussa),des arabes. Vielle Ville de l'islam et un mĂ©tissage d'influences africaines, arabo-persanes, voire indiennes. La vieille ville de Lamu, situĂ©e sur l’üle du mĂȘme nom proche de la cĂŽte Est de l’Afrique, Ă  environ 350 km au nord de Mombasa, est le plus ancien et le mieux prĂ©servĂ© des lieux de peuplement swahilis d’Afrique orientale

Bénin, Congo, Guinnée, Ethiopie, Togo

En cours de recherche

Cameroun

La tribu HiidĂ© * extrĂȘme Nord dans les monts Mandara (tributypiquement Bassa),et les tribus entre Bafia et Douala en passant par Eseka, ,Ndikimeneki ,Yabassi .

* Les femmes de la tribu HiidĂ© du Nord Cameroun trĂšs fiĂšres de leur joli nez le font ostensiblement remarquer par l’implantation sur une narine d’un pic en forme de cure-dents.

Sénégal

Les tribus Makay , Mandjak, Mankgne , BaĂŻnouk, Bassari etc de Casamance

Libéria

Une grande colonie appelée « Bassa » aussi ancienne que celle du Cameroun. Curieusement les intonations linguistiques de cette colonie se rapprochent de la langue Babimbi.

*********

Des points communs Ă  tous les Bassas

Peut-on distinguer un Bassa d’un autre africain ?

Rien ne permet de s'aventurer sur cette voie sans une étude sérieuse.

Mais cela va sans dire que le Bassa est diffĂ©rent Ă  plusieurs Ă©gards du FoulbĂ©, Peul, Diola, Yoruba ou d’un Haoussa.

Sauf que J'ai été bluffé par un jeune étudiant ethnologue à l'université de Provence qui arrivait à déterminer l'appartenance de certains individus(par leur morphologie) au peuple et tribu Bassa avec une marge d'erreur de 20%. A Douala ,c'était flagrant, le peu d'erreurs commises concernaient des personnes nées aprÚs les années 70. Allez-y savoir pourquoi.

II- Les Bassa du Cameroun

De prime Ă  bord on peut dire que le Bassa du Cameroun a fait partie d’un groupe d’ethnies cosmopolites qui, dans sa course vers la libertĂ© a choisi de se rĂ©fugier dans les cols et monts Mandara entre le Cameroun, le Niger et le Tchad actuels avant de poursuivre son exode vers l’Ouest ou vers le Sud. On comprend bien que le Bassa ne vient pas de &quot;Ngok Lituba&quot;, il a naguĂ©re &quot;zonĂ© &quot; dans ses environs . (Il faut rappeler que&quot; Ngok Lituba&quot; est une mĂ©tĂ©orite datant de l'Ă©poque des dinosaures. D'ailleurs on y trouvait jusque dans les annĂ©es 70 des traces de pattes de certains bĂȘtes curieuses qui s'y sont aventurĂ©es pendant qu'elle Ă©tait encore brĂ»lante).

L’ethnie Bassa du Cameroun

Origine ou base ethnique : Pays Babimbi qui surplombe le plateau de l’Adamaoua.

Langue originale : Babimbi ou Bassa avec des variantes selon l’expansion et l’éloignement de la base. Il vit dans un vaste territoire avec des influences des us et coutumes du voisinage. Il existe 4 ou 6 grandes familles parmi lesquelles: Babimbi,Likol(ou Ño lĂČng ),Bikok,N'sa.

Venant du Nil

Bassa du Cameroun: Ruée vers le littoral

Bassa du Cameroun: LĂ©ger recul vers le centre.Serait-ce Ă  cause de l'eslavage dĂšs le 15Ăšmme siĂšcle?

Stabilisation

Bassa du Cameroun au 21Ăšme siĂšcle

Par exemple le Likol (ou Ño lĂČng = cĂŽtĂ© du soleil levant) parle « Bassa » avec des influences « Ewondo »

Le mot « combien ? Se dit en

- Babimbi « Momañen ? »

- chez le Ño lĂČng « Tan la ? »

- Ewondo « Tan la ? »

Le Bassa de Douala de la cÎté atlantique parle « Bassa » avec des influences « Douala »

Le Bassa de Yabassi parle un « Bassa » avec des influences « BanÚn »

Le Bassa septentrional est en voie de disparition.

A Batoken quartier Bassa de LimbÚ le Bassa a vécu « has been ».

Batoken dont les habitants sont ressortissants d’un village Babimbi nommĂ© « Ndog BatoguĂš ». Ce sont des rescapĂ©s Ă  l’époque de la dĂ©portation ou de la rĂ©pression coloniale en fuite mais aujourd’hui rĂ©habilitĂ©s.

La langue Babimbi demeure une langue primaire et fiĂšre de le rester.

C’est beau d’entendre dire « Inouni bikeï» et non « avion » pour dĂ©signer l’avion.

Le train se dit en Babimbi « Mbang bikeĂŻ » = assemblage d’acier.

Dommage qu'il n&quot;existe pas encore une 'académie de la langue Bassa.

Pourquoi et d’oĂč viennent les noms « Mvele » et « Libi »

Le BĂ©ti appelle le Bassa« MVELE » ; et Le Bassa appelle le Beti « LIBI ».le Mwele parle la langue « mvele » ou Bassa le « Libi » parle la langue « NyaondĂš » devenue Ewondo Le Bassa et le BĂ©ti connaissent-ils respectivement le passĂ© ancestral de l’un et de l’autre? Peut-ĂȘtre que tout simplement Le Mwele est appelĂ© Bassa parce qu’il est le seul reprĂ©sentant du peuple BASSA au Cameroun. Le peuple BĂ©ti viendrait-il d’une autre contrĂ©e limitrophe fuyant la traite des noirs dans la rĂ©gion de l’actuelle Libye ou du Soudan?

Comme disait Anta Diop : &quot; Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents (...) et arrachez votre patrimoine culturel...&quot;

Auteur: Yann Love Mbock /FB

Source: litenlibassa.com

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